20.01.2009

Démission de Jean-Pierre Capmeil

Jean-Pierre CAPMEIL, conseiller municipal tête de liste MoDem aux dernières élections municipales (Liste Transparence), a déposé ce jour en mairie sa lettre de démisssion à l'attention de Jean-Christophe LAGARDE, Maire de Drancy.

Selon la législation en vigueur, lui succède donc le candidat suivant sur la liste Transparence, Malika MAALEM.

13.01.2009

Visitez et/ou restaurez le Château de Lagarde !

Pour les drancéens, en vacances dans le sud-ouest, qui s'ennuient de leur ville et de leur maire bien aimés, voici une occupation agréable et utile pour l'été : la visite et/ou la restauration du Château de Lagarde.

chateau de Lagarde.jpg"Situé en Ariège, département 09 de la Région Midi-Pyrénées, à 7 kilomètres de Mirepoix mondialement connu pour ses couverts du XIIème siècle, à 4 kilomètres de Camon dont la magnifique Abbaye fut édifiée par les Lévis Mirepoix, est certainement un des plus mélancoliques qu’on puisse imaginer.

Sa déchéance est d’autant plus poignante que ses ruines sont encore gorgées de grandeur et de fierté.

On dirait un noble vieillard qui ne s’est pas résigné à perdre les attributs de son rang. De splendides restes survivent à travers les décombres envahis à notre arrivée d’arbres, de ronces et de buissons désordonnés, le sol était bouleversé comme après un bombardement.
Et chaque année les visiteurs « sauvages », souvent familiers des lieux pouvaient constater avec regrets les dégâts fait par l’homme et les éléments, qui s’aggravaient d’année en année, ce qui laissait à penser qu’un jour proche il n’y aurait plus qu’à contempler une immense motte de terre…"

PROJET SUR LE CHATEAU DE LAGARDE

UN TRAVAIL UNIQUEMENT DE BENEVOLES

La restauration du site, étapes et projets :

- Constitution d’un réseau de partenaires humains.
Déjà un grand nombre de personnes suivent le projet.

- Concertation et partage du projet avec les habitants du village.
Plusieurs présentations en mairie déjà réalisées.
Plusieurs réunions sur place déjà réalisées.
Un grand nombre d’habitants sont membres et nous aides.

- Débroussaillage du site.
Entièrement réalisé.

- Restauration du château.
En cours.

(source : http://www.chateau-lagarde.com/)

17.12.2008

Encore un effort pour être démocrate, Camarade Lagarde !

Depuis la retraite de Maurice Nilès en 1997, Jean-Christophe Lagarde se vante régulièrement d'en être le digne héritier.

Lors des élections municipales de 2001, il a effectivement réussi une captation d'héritage face aux "héritiers" politiques peu crédibles de Maurice Nilès.

Il a cherché ainsi à récupérer la popularité de celui qui fut Maire de Drancy depuis 1959 et qui affichait en certaines occasions une relative autonomie vis-à-vis du Parti du fait de son aura de Résistant. Il s'inspire aussi de celui qui fut député de Drancy-Bobigny de 1958 à 1986 lors d'élections législatives où il n'a objectivement pas intérêt à afficher sa couleur politique dans une circonscription "de gauche" comme le montrent les scrutins nationaux.

Mais, quand on pratique Jean-Christophe Lagarde régulièrement, on se rend compte que sa conception même de la politique et de la démocratie est très marquée par ses années d'apprentissage dans le Drancy de Maurice Nilès.

Il est d'ailleurs le premier à se référer à Maurice Nilès, à la fois pour s'en servir de modèle mais aussi pour se donner par comparaison une image de démocrate, selon le refrain bien connu : vous ne savez pas ce que c'était d'être opposant à Maurice Nilès, car si vous aviez subi ce que j'ai subi vous ne vous plaindriez pas de ce qu'on veut bien vous accorder.

Certes, toutes proportions gardées, le Drancy d'aujourd'hui est à la Russie de Poutine ce que le Drancy de Maurice Nilès était à l'Union Soviétique. Effectivement, la Russie d'aujourd'hui est un régime qui, au moins dans la forme, est plus démocratique que l'URSS, un régime où la liberté d'expression est, en principe, garantie. Toutefois, les opposants, pour de multiples raisons qui tiennent à leur médiocrité crasse selon M. Poutine, y ont beaucoup de mal à s'y exprimer. Mais le régime continue à fonctionner, sur bien des points, de la même manière que par le passé.

Au fond, M. Lagarde est une sorte de croisement improbable entre Maurice Nilès et Nicolas Sarkozy : la même conception offensive du combat politique que ses deux modèles, la jeunesse et l'énergie de Nicolas Sarkozy d'un côté, des convictions fortes et un enracinement drancéen comme Maurice Nilès de l'autre.

Alors certes, Maurice Nilès et Nicolas Sarkozy sont des hommes qui ont des qualités évidentes mais sont-ils pour autant des modèles de démocrates dans leur manière d'exercer le pouvoir ?

Par ailleurs, on peut s'étonner que quelqu'un qui se réclame du centrisme ait de tels modèles et une conception aussi "bloc contre bloc" de la politique. Surtout de quelqu'un qui à certains moments s'imaginait pouvoir travailler avec M. Strauss-Kahn, mais j'oublie que c'était du temps où M. Lagarde était bayrouiste parce que, jeune loup de l'UDF, il se voyait bien placé en cas de victoire de son favori affiché.

Mais Monsieur Lagarde arrive à un âge où les jeunes loups se transforment en vieux renards. Ainsi, il pratique une sorte de "compromis historique" à la drancéenne : l'alliance objective entre le centre-droit et la gauche communiste. C'est une politique qui a déjà été pratiquée dans les années soixante entre le pouvoir national gaulliste et le pouvoir local communiste dans la "banlieue rouge". Chacun chez soi afin qu'il n'existe jamais rien sur l'échiquier politique entre nous avec comme seul mot d'ordre : mort aux centristes et aux socialistes !

Il est assez comique de voir en conseil municipal les "minauderies" que M. Lagarde fait à Madame Assassi, qui a certes l'avantage aux yeux de notre député-maire d'être sénatrice communiste, ce qui lui donne une envergure tout autre que ses acolytes. De même, M. Valdenebro, élu historique de Lutte Ouvrière (notre "Arlette" à nous en quelque sorte) a le droit à une complaisance amusée de M. Lagarde tant il est parfait dans son rôle d'opposant jovial et inoffensif.

Par contre, curieusement (mais est-ce si curieux ?), M. Saulière élu socialiste et moi-même, qui objectivement sommes moins éloignés politiquement de M. Lagarde, avont le droit régulièrement aux sarcasmes, ou aux corrections selon notre conduite. Et M. Lagarde adore nous brosser en complices cachés sans autre conviction que de s'entendre pour lui prendre sa place, comme M. Bayrou n'aurait qu'un rêve : prendre la place de "Nicolas" en s'entendant avec "Ségolène".

Alors, j'avoue, Monsieur le Juge : en parfait centriste fidèle, moi, à ce que François Bayrou affirme depuis des années, je suis près à m'entendre sur un projet avec des hommes de bonne volonté à gauche et à droite qui pensent qu'il y a des bonnes idées et des gens ouverts à droite et à gauche. C'est pourquoi, les candidats MoDem peuvent s'entendre à certains endroits avec une gauche ouverte et à d'autres endroits avec une droite intelligente. Leur projet ultime est même de s'entendre avec une gauche ouverte et une droite intelligente en même temps sur un projet utile à ceux que nous sommes censés représenter.

Mais le Mur de Berlin dans les têtes politiques (pas chez les électeurs), renforcé par un système électoral inique, est encore bien en place, ce qui rend le combat difficile mais toutefois indispensable car toutes les énergies sont nécessaires pour relever notre pays.

P. S. (non, M. Lagarde, il ne s'agit pas d'une convergence cachée avec le PS) : M. Lagarde adore me décrire en faux centriste et en vrai socialiste (en citant les plus sectaires d'entre eux, bien sûr). Une précision pour régler la question définitivement (on peut rêver ...). Le goût précoce pour la politique et quelques années de plus que M. Lagarde font que j'avais des opinions centristes avant même la naissance de M. Lagarde et alors qu'il courrait encore en culotte courte. J'ai ensuite rejoint le PS quand celui-ci voulait "changer la vie" et dans lequel se trouvaient Michel Rocard et Jacques Delors (personnalités socialistes sectaires comme chacun sait ...). Quand Michel Rocard a été "remercié" par François Mitterrand, j'ai quitté le PS (c'était il y a 17 ans tout de même). J'ai voté pour M. Lagarde en 2001 et pour des candidats centristes depuis. Bref le parfait "sous-marin" rose comme vous le voyez. Donc contrairement à ce qu'affirme M. Lagarde, je n'ai pas quitté le socialisme pour y revenir un jour selon ma pente naturelle mais j'ai quitté mon terreau familial démocrate-chrétien pendant quinze ans avant d'y revenir progressivement quand le centrisme est redevenu fidèle à ses idées humanistes et qu'il a arrêté de ne marcher que sur sa jambe droite ...

 

 

 

Portrait d'un homme de pouvoir

En tant qu'élus de l'opposition, nous avons tout loisir d'observer, longuement, notre bien aimé Maire lorsqu'il répond aux questions que nous lui posons, aux remarques que nous lui faisons ou encore pire (fous que nous sommes) aux critiques que nous lui adressons (c'est en général dans ce cas que ses réponses sont les plus longues).

Et ce spectacle d'un homme de pouvoir, doué, dans ces oeuvres, est très instructif en même temps qu'il laisse perplexe sur la psychologie complexe et si hors norme de ces "malades qui nous gouvernent", pour reprendre le titre d'un livre paru il y a quelques années.

On décèle chez lui, comme tout homme de pouvoir, un penchant certain à la mégalomanie qui le pousse à glisser dans la plupart de ses réponses un soupçon de mépris qui les transforme en leçon d'un maître à un mauvais élève. On sent aussi chez lui la recherche du K.O. face à l'adversaire qui a osé se confronter à lui. Sa frénésie de marquer son passage dans le paysage drancéen pourrait en être, aussi, un symptôme supplémentaire.

Bien entendu, une certaine forme de paranoïa n'est pas absente du personnage qui le pousse à être méfiant, à vivre toutes critiques comme une agression insupportable et l'empêche de concevoir l'idée même d'autocritique.

Mais ce qui est le plus évident, c'est un net égocentrisme (assez commun chez les hommes de pouvoir) qui le pousse à tout interpréter de son propre point de vue et selon son propre intérêt. Cela le rend totalement inapte à l'empathie. Se mettre à la place d'autrui, voir les choses du point de vue de l'autre est pour lui impossible ... sauf si son intérêt en dépend, bien sûr. Pas d'échange d'idées possible. Toute conversation est une partie d'échec. Tout discours est forcément tactique. Toute idée est une arme.

Ne cherchez pas à entrer en contact avec l'homme derrière l'homme public. Vous êtes un adversaire, au mieux un concurrent, jamais un être humain cherchant simplement à dialoguer sans langue de bois. Même dans une conversation privée, cela ne l'intéresse pas. Peut-être même ne s'en rend il pas compte. De ce point de vue là, il y a chez lui un soupçon d'autisme : il refuse le contact, il n'entend pas ce que vous cherchez à lui dire, il est enfermé dans son monde.

Le contenu de ses réponses est instructif : la plupart du temps, il ne répond pas à votre question mais à ce qu'il vous fait dire en interprétant et en caricaturant votre propos. Il répond plus aux intentions cachées qu'il vous prête qu'à votre question. Ainsi, l'essentiel du message est mis de côté et il va reprendre un aspect anecdotique de votre question ou un mot sorti de son contexte auxquels il va répondre longuement ... tout en vous reprochant de lui faire perdre son temps, forcément précieux.

Et après, il s'étonne qu'on ne lui fasse pas confiance pour lire une prise de position en votre absence ...

Autant confier la garde de ses moutons au loup !

 

25.09.2008

Modèle d'hypocrisie française (2) ...

M. Lagarde vient de proposer, comme il en a le droit, de fixer la limite pour constituer un groupe au Conseil Municipal à cinq élus.

Simple hasard, me direz-vous, sans aucune arrière pensée politicienne dont notre maire ne saurait se rendre coupable.

Pourtant ...

Posons-nous tout de même la question : pourquoi cinq et non quatre ou trois, comme il est de pratique beaucoup plus courante ?

Cela représente plus de 10% du Conseil Municipal contre par exemple un peu moins de 5% au Sénat et 3,5% à l'Assemblée Nationale.

Pour mieux comprendre, regardons quels sont les effectifs de chaque force politique de l'opposition municipale :

- PS : 3

- PC : 2

- LO : 1

- MoDem : 1

La seule alliance possible est donc la traditionnelle alliance PS + PC  alors qu'à trois élus par groupe, le PS peut devenir autonome et, pire encore, à quatre élus par groupe, une alliance PS + MoDem devient possible.

Pour quelqu'un qui se targuait, jusqu'au 22 avril 2007, de renouveler le paysage politique français en faisant sauter la "frontière artificielle entre la gauche et la droite", afin de "rassembler le centre droit et le centre gauche", en faisant travailler ensemble les "ouverts" et les "modernes" des deux camps, voilà une pratique bien conservatrice ...

Mais, il est vrai que cette configuration politique lui réussit si bien, qu'il aurait tort de vouloir changer quoi que ce soit !

Mais cette distorsion entre un discours théorique apparement ouvert et novateur d'un côté et une pratique politique des plus fermées et des plus traditionnelles de l'autre, n'est-ce pas ça la pire et la plus nocive des hypocrisies françaises ?

Le MoDem récuse cette distorsion entre les discours et les pratiques politiques.

Il propose d'appliquer un principe simple pour que la démocratie soit réelle : que chaque liste élue puisse constituer un groupe  et obtienne ainsi les moyens d'exercer le mandat que les drancéens qui ont voté pour elle lui ont fixés, c'est-à-dire au minimum disposer d'un local digne de ce nom et d'une tribune dans le journal municipal.

Toute autre proposition ne serait qu'une maneuvre politicienne arbitraire sans fondement sérieux.

Voici ci-dessous la position officielle du MoDem Drancy, à travers son seul représentant ayant reçu l'investiture officielle du Mouvement Démocrate aux dernières élections municipales.

"Ma position est simplissime et la seule respectueuse du vote des électeurs : une liste élue = un groupe.

Il doit donc y avoir autant de groupes que de listes élues (ni plus ni moins) car il n'y a aucune raison justifiable  :

que chaque liste élue n'ait pas les mêmes droits de s'exprimer et d'exercer son mandat

- que les forces politiques qui n'étaient pas unies lors de l'élection soient obligées de s'unir`

- qu'on laisse des forces unies lors de l'élection se constituer en groupe autonome

En conséquence, je voterai contre le nouveau règlement intérieur qui constitue sur ce point un non respect du vote des électeurs puisqu'une liste élue ne pourra pas avoir d'expression autonome dans le journal municipal.

Par ailleurs le chiffre choisi pour constituer un groupe est l'expression d'une conception de la politique où le calcul politicien prime sur les principes de justice et de respect du vote des électeurs."

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Autre hypocrisie française dans laquelle baigne jusqu'au cou notre maire bien aimé : sa tentative de prise de contrôle de la fédération départementale du Mouvement Démocrate à travers ses représentants lors des élections internes qui vont avoir lieu samedi 27 septembre.

Ainsi, M. CHEVREAU, maire d'Epinay, candidat de la liste "le MoDem de toutes nos forces" aux élections internes, derrière sa fidèlité affichée à François BAYROU (mais on a vu dans un passé récent que cela n'empêche pas les trahisons), déclare-t-il en privé que Jean-Christophe LAGARDE lui a demandé de remettre de l'ordre au MoDem.

On observe d'ailleurs que ses différentes listes (conseil départemental, conférence nationale) comportent plusieurs sous-marins en eaux troubles qui, bien que se prétendant MoDem (on sait bien que l'approche d'échéances internes provoquent souvent des vagues d'adhésions), se sont présentés contre le candidat investi par le Mouvement Démocrate aux élections municipales, ce qui dans tous partis justifie une exclusion : Mamadou N'DONGO et Merzouba COCOZZA à Drancy que M. LAGARDE a remercié en leur donnant une délégation rémunérée, Samir BENAMAR à Rosny que M. PERNES, "ami" de M. LAGARDE, a également remercié par une délégation rémunérée, puisque tout travail mérite salaire...

Voilà des méthodes qui discréditent la politique auprès des citoyens.
Les Français sentent bien que la première et la plus grave des hypocrisies est celle qui consiste à dire une chose publiquement et à faire le contraire en privé.
Ce spectacle désolant voire écoeurant fait passer les acteurs politiques (le mot "acteur" est celui qui convient le mieux) pour des camelots qui trompent ceux qui les écoutent sur la marchandise qu'ils vendent et la vie politique pour un jeux de combines et de coups tordus...

09.09.2008

Quand le maire se félicite d’avoir menti …

" Oui, je vous ai volontairement caché que ce serait une mosquée. Je voulais montrer la normalité d’un tel projet. Et aujourd’hui, tout prouve que j’avais raison de le faire. Contrairement à tous ces maires qui annoncent dans les médias qu’ils veulent une mosquée, moi, je l’ai."

Le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, a enfin tombé le masque jeudi soir. La nouvelle salle polyvalente du quartier de l’Avenir, derrière l’hypermarché Carrefour, a toujours été dans son esprit construite pour accueillir le lieu de prière de la communauté musulmane.

" Je n’ai pas voulu l’annoncer à la population car cela aurait forcément créé des tensions, avoue-t-il. De cette façon, son ouverture il y a sept mois n’a fait peur à personne. Et aujourd’hui, tout montre que c’est une réussite."

L'explication de Jean-Christophe Lagarde pose problème car de trois choses l'une :

- soit il considère que les drancéens sont racistes ou sectaires et ne peuvent accepter un lieu de culte pour les musulmans ce qui est une drôle de manière de considérer la population de sa commune pour un maire.

- soit le pré-financement intégral par la commune de cette édifice religieux, volontairement déguisé par Monsieur Lagarde en équipement culturel, (avec des loyers qui ne couvriraient pas, et de loin, les intérêts d'un prêt, si celui-ci avait été fait auprès d'un établissement financier) faisait craindre à Monsieur le Maire un problème de légalité au regard de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

- soit enfin, au vu du contexte électoral (un mois avant les élections municipales), Monsieur le maire voulait bénéficier du vote musulman sans se priver de son électorat le plus à droite.

Dans tous les cas, même pour d'éventuelles bonne raisons, il s'agit d'une déformation volontaire de la vérité.

Souhaitons que M. Lagarde ne soit pas coutumier de ce genre de pieux mensonges ...

(informations tirées de l'édition départementale du Parisien du 06/09/08)

06.09.2008

Quelle est la pire des hypocrisies françaises ?

L'été est l'occasion de lire des livres qu'on a pas le temps ou pas l'envie de lire en d'autres occasions, c'est ce que le conseiller municipal MoDem de Drancy, Jean-Pierre Capmeil, a fait pendant ses vacances en lisant le livre d'entretiens de notre maire bien aimé : les hypocrisies françaises.

Parmi les points positifs, on peut noter dans plusieurs domaines une absence de langue de bois, une forme de lucidité dans l’identification d’un certain nombre d’hypocrisies françaises et quelquefois de l'audace dans les solutions proposées.

Toutefois, on ne peut qu'être beaucoup plus réservé sur les analyses politiques à plus court terme. Dans ce domaine, la lucidité et l’audace laisse place à une prudence toute politicienne et une certaine forme de langue de bois auto-justificatrice sur les choix politiques faits par notre notre député-maire après les présidentielles de 2007.

L'analyse de cette élection passe à côté de la vérité des faits, alimentant la fable qui court dans les milieux de droite et de centre droit selon laquelle François Bayrou aurait renié son projet d'unir centre droit et centre gauche, ou plutôt de dépasser cette limite entre droite et gauche pour faire travailler ensemble sur un projet commun de redressement du pays les bonnes volontés de droite et de gauche.

Il faut avoir une certaine forme d'audace et même de culot pour faire ce procès, pour ceux qui se sont ralliés, pour certains au soir du premier tour de la présidentielle, au leader de la droite qu'ils critiquaient sévèrement quelques jours avant. Passer de la démarche d'autonomie du "Parti Libre" adoptée par l'UDF à Lyon en 2006 à la création du Nouveau (sic) Centre apparaît à la plupart des français plus comme une régression du centre vers son passé de roue de secours de la droite, dont il était sorti depuis plusieurs années, que comme un pari audacieux sur l’avenir destiné à faire bouger les lignes et tomber le Mur de Berlin de la vie politique française, comme le tente le MoDem.

Il faut faire preuve d'une grande dose de mauvaise foi pour reprocher à François Bayrou d'avoir dit qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkosy (ce qui ne signifiait évidemment pas qu'il voterait  Ségolène Royal) quand on a soi-même traité la candidate socialiste de "nulle" devant des journalistes et quand on a appelé ses troupes  à voter pour Nicolas Sarkosy lors d'une soirée de projection du débat entre les deux candidats du deuxième tour.

Mais, peut-être est-ce une même conception de l’action politique qui rapproche Jean-Christophe Lagarde de Nicolas Sarkosy.

Car, s’il est important de « parler vrai », il est encore plus important « d’agir vrai ».

La plus grande des hypocrisies politiques (celle qui explique le discrédit du monde politique dans la population) est la contradiction entre un discours conçu comme un attrape gogos et une action politique qui n’obéit pas aux valeurs et à l’éthique proclamées dans les discours. Rien n’est plus destructeur de l’esprit civique que la contradiction entre les discours et les actes. Et nous ne parlons pas ici simplement du non respect des promesses électorales, mais bien plus profondément du divorce entre l’éthique de l’action et les valeurs proclamées à longueur de discours.
C’est cela qui fait apparaître la vie politique comme un vaste mensonge, les hommes politiques comme des acteurs menteurs qui jouent un rôle de composition, le discours politique comme un écran de fumée destiné à camoufler une logique des actes n’obéissant qu’à la recherche du pouvoir .

Ceci dit, ne soyons pas naïf. La politique est aussi une affaire de tactiques à court terme, de stratégies à long terme.
Mais, il existe un point de rupture. Quand les actes qu’on pose, les méthodes qu’on utilise ne respectent plus ou pire portent atteinte aux valeurs qu’on prétend défendre (la recherche de l’intérêt général, le respect de l’adversaire, la libre expression des différences, une démocratie réelle). Quand le moyen de « changer la vie », le pouvoir, devient le but unique de l’action et une fin en soi.

23.05.2008

La démocratie à Drancy

Le MoDem Drancy n'hésite pas à dire ce qu'il pense sans langue de bois et à dénoncer ce qui doit l'être.

Mais le Mouvement Démocrate sait aussi faire des propositions pour rendre la gestion de Drancy plus transparente comme par exemple :

- créer un poste d'adjoint qui aura la responsabilité de développer de nouvelles formes de démocratie locale.

- organiser une réunion publique trimestrielle en présence du maire et des adjoints avec un ordre du jour appartenant aux citoyens.

- assurer à terme une transmission en direct des conseils municipaux sur internet avec possibilité pour les citoyens de poser des questions par l'intermédiaire de l'adjoint à la démocratie locale.

- ouvrir les commissions municipales au public.

- mettre en place des commissions extra-municipales et des comités de quartier élus.

- proposer des référendums locaux sur les grands sujets.

- offrir un service "SVP Mairie" où tout citoyen pourra signaler un problème urgent relevant de la compétence de la ville.

Pour garantir la sincérité et la crédibilité de ce processus de démocratisation de la vie locale et afin de permettre un meilleur équilibre des pouvoirs, le Mouvement Démocrate propose que le poste d'adjoint à la démocratie locale soit confié à un élu de l'opposition.   

18.05.2008

Parti d'avenir, le Nouveau Centre veut reconstituer l'UDF à l'ancienne ...

1361928906.jpgParti créé dans l'urgence par des députés aux abois dont le seul programme était la sauvegarde de leur siège menacé par le rouleau compresseur UMP, près d'un an après sa création, le Nouveau Centre veut se poser en seul héritier de l'UDF face au MoDem de François Bayrou et veut nous faire croire à son autonomie critique envers l'UMP.

Le ministre de la Défense Hervé Morin a été confirmé au poste de président que le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, nommé président exécutif, avait pour projet de lui prendre, il y a quelques semaines encore.

Nous sommes forts !",
a lancé Hervé Morin lors de son discours de clôture, comme pour rassurer ses 7 000 adhérents (60 000 pour le MoDem) face à la puissance de l'UMP.

Jean-Christophe Lagarde, lui, a montré les dents, qu'il a longues comme chacun sait, à coup de grandes déclarations de guerre larvée en direction de l'UMP, histoire de rendre crédible la revendication pour l'instant assez virtuelle d'indépendance du Nouveau Centre.

L'Elysée leur a lancé un os à ronger en ouverture de leur Congrès pour les aider à faire croire à leur indépendance. Mais qu'en sera-t-il s'ils passaient aux actes lors des prochaines législatives ?

"Alliés, ça ne veut pas dire couchés", a lancé Jean-Christophe Lagarde. "Nous n'avons pas à rester un allié mineur. Notre famille politique a vocation à avoir de l'ambition, notre famille politique n'a pas vocation à rester toujours second", a-t-il insisté. "Nous disons à l'UMP que nous sommes des alliés ambitieux (...) avec la force d'envoyer un des nôtres à la présidence, à l'Elysée", a-t-il ajouté sous les applaudissements.
On avait alors la nette impression qu'il parlait de lui ...

Bref, le Nouveau Centre, a pour grand projet d'avenir de reconstituer l'UDF à l'ancienne, celle d'avant 2002.61953324.jpg
Celle qui n'avait aucune autonomie vis à vis du parti néo-gaulliste, le RPR, qui la dominait depuis 20 ans.
On se demande pourquoi tous ces élus ont suivi François Bayrou entre 2002 et 2007, criant sur tous les toits leur indépendance !

Mais comme disait Edgar Faure, ça n'est pas la girouette qui tourne mais le vent ...

29.04.2008

Modèle d'hypocrisie française ...

M. Lagarde vient de proposer, comme il en a le droit, de fixer la limite pour constituer un groupe au Conseil Municipal à cinq élus (alors qu'un de ses voisins et "amis" a fixé ce seuil à un élu).

Simple hasard, me direz-vous, sans aucune arrière pensée politicienne dont notre maire ne saurait se rendre coupable.

Pourtant ...

Posons-nous tout de même la question : pourquoi cinq et non quatre ou trois, comme il est de pratique beaucoup plus courante ?

Cela représente plus de 10% du Conseil Municipal contre par exemple un peu moins de 5% au Sénat et 3,5% l'Assemblée Nationale.

Pour mieux comprendre, regardons quels sont les effectifs de chaque force politique de l'opposition municipale :

- PS : 3

- PC : 2

- LO : 1

- MoDem : 1

La seule alliance possible est donc la traditionnelle alliance PS + PC  alors qu'à trois élus par groupe, le PS peut devenir autonome et, pire encore, à quatre élus par groupe, une alliance PS + MoDem devient possible.

Pour quelqu'un qui se targuait, jusqu'au 22 avril 2007, de renouveler le paysage politique français en faisant sauter la "frontière artificielle entre la gauche et la droite", afin de "rassembler le centre droit et le centre gauche", en faisant travailler ensemble les "ouverts" et les "modernes" des deux camps, voilà une pratique bien conservatrice ...

Mais, il est vrai que cette configuration politique lui réussit si bien, qu'il aurait tort de vouloir changer quoi que ce soit !

Mais cette distorsion entre un discours théorique apparement ouvert et novateur d'un côté et une pratique politique des plus fermées et des plus traditionnelles de l'autre, n'est-ce pas ça la pire et la plus nocive des hypocrisies françaises ?

Le MoDem récuse cette distorsion entre les discours et les pratiques politiques.

Il propose d'appliquer un principe simple pour que la démocratie soit réelle : que chaque liste élue puisse constituer un groupe  et obtienne ainsi les moyens d'exercer le mandat que les drancéens qui ont voté pour elle lui ont fixé, c'est-à-dire au minimum disposer d'un local digne de ne nom et d'une tribune dans le journal municipal. 

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