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28.09.2007

Immigration : en fait le gouvernement est pour...

A côté d'une disposition très critiquée sur les tests ADN, la loi sur le regroupement familial prévoit un amendement, beaucoup plus discret, pour faciliter l'immigration économique. Explication.

En apparence, tout est simple. Sur l'immigration, Nicolas Sarkozy est ferme, il veut du chiffre, il tance Brice Hortefeux en exigeant la reconduite à la frontière de 25 000 étrangers en situation irrégulière avant la fin de l'année. Discipline oblige, le ministre de l'Immigration a même dû convoquer ses préfets rue de Grenelle pour leur « remonter les bretelles ». Sur fond de drames lors des arrestations de sans-papiers, le nouveau gouvernement donne l'illusion de serrer plus fort que jamais la vis sur le robinet migratoire. Mais derrière cette vitrine qui devrait ravir l'électorat le plus droitier d'un président en campagne médiatique permanente se cachent des directives toutes autres. L'immigration n'est pas, et n'a jamais été l'ennemi de Nicolas Sarkozy. Dans ses discours électoraux, il n'a jamais été question d'immigration zéro, mais bien d'immigration choisie. La nuance est d'importance.


Ferme au dehors, tendre à l'Intérieur

La lettre de mission à Brice Hortefeux est d'ailleurs très claire : « Vous fixerez chaque année des plafonds d'immigration selon les différents motifs d'installation en France et vous viserez l'objectif que l'immigration économique représente 50% du flux total des entrées. » La loi sur le regroupement familial en débat au Sénat ces jours-ci va exactement dans ce sens. Très discrètement, loin des sirènes médiatiques aveuglées par une disposition sur les tests ADN, elle fait passer un amendement qui « donne la faculté à l'autorité administrative de régulariser un étranger sous la réserve qu'il trouve un travail dans un métier et une zone géographique caractérisés par des difficultés de recrutement. » Comprendre : le regroupement familial, bof, mais la main-d'œuvre bon marché, corvéable à merci… oui, bien sûr !

Chômage, vous avez dit chômage ?

Quels sont ces fameux secteurs économiques visés par la disposition ? Pour le savoir, rien de plus facile, il suffit de consulter les études de l'ANPE sur les besoins du marché (voir document). Comme par hasard, ce sont les métiers les plus pénibles et les moins encadrés qui souffrent d'un manque de main-d'œuvre : en 2007, on cherchait à pourvoir 161 000 postes dans le bâtiment (ce chiffre devrait encore augmenter en 2008 suite au Grenelle de l'Environnement qui prévoit la réhabilitation des bâtiments vieillis), on prévoyait 223 000 projets d'aide aux particuliers (services hospitaliers compris), et près de 180 000 postes dans l'hôtellerie-restauration. Dans ces trois secteurs, les difficultés de recrutement sont la norme. Comme par hasard, ils ont en commun des conditions de travail pénibles, des salaires bas, à tel point que, dans le bâtiment, 54% des apprentis formés opèrent un virage professionnel et quittent le métier dès leurs deux premières années d'activité ! Comme par hasard, toutes les études réalisées ces dernières années, que ce soit par l'Insee (voir document) ou le Conseil économique et social (voir document) montrent que ces branches recourent massivement à la main-d'œuvre étrangère. On aurait également pu ajouter à la liste les emplois saisonniers dans l'agriculture et les médecins en secteur hospitalier.

Passeports pour la précarité

La Fédération française du bâtiment reconnaît officiellement que 14% des employés du BTP sont d'origine étrangère. Ce chiffre ne laisse évidemment pas apparaître le recours au travail au noir qui, comme dans la restauration, ne se décrypte que lorsqu'un employeur se fait épingler. L'immigration économique institutionnalisée par la loi permet, certes, la régularisation des personnes immigrées, mais, vice de la mondialisation, elle instaure de fait leur mise en concurrence avec les près de 2 millions de chômeurs officiellement « inscrits comme demandeurs d'emplois » à l'ANPE. Une situation qui désole les syndicats. « Le patronat se plaint de ne pas trouver de main-d'œuvre dans la restauration, mais c'est évidemment à cause des bas salaires et des conditions pénibles non reconnues ! », déplore ainsi Michèle Chaix, responsable CGT de la fédération commerces et service. Et tandis que la syndicaliste met en avant la dérogation spéciale qui permet de ne pas majorer les heures supplémentaires dans une branche ou l'on travaille déjà 39 heures au lieu de 35, les horaires décalées, le travail le week-end, les dépassements horaires… André Daguin, le président de l'Umih, le syndicat patronal, constate simplement que le recours à la main-d'œuvre immigrée est une constante depuis des années, sans forcément s'en plaindre.

« Les expulsions, c'est de l'affichage, moi je croirai au gouvernement lorsqu'il doublera le nombre d'inspecteurs du travail et qu'on ne profitera pas de la concurrence internationale pour faire travailler les gens dans des conditions qui sont celles de la main-d'œuvre forcée », s'exaspère le médiatique inspecteur du travail Gérard Filoche. Mais en attendant, les directives sur l'immigration économique passent sans débat. Et, bien caché derrière celui sur l'ADN, l'amendement à la loi sur le regroupement familial sur l'immigration choisie … à l'unanimité, par les députés de droite, comme de gauche.


Marianne2

Vendredi 28 Septembre 2007

Anna Borrel

23.09.2007

Les socialistes se disputent aussi en Seine-Saint-Denis

Les socialistes n'ont visiblement rien appris suite à leurs deux défaites présidentielles consécutives !

"Six mois avant les élections cantonales de 2008, les socialistes se disputent déjà la présidence du conseil général de Seine-Saint-Denis... dont ils n'ont pourtant pas encore réalisé la conquête. Dirigé par le Parti communiste, qui compte quinze élus, à égalité avec le PS, le département pourrait basculer à la faveur du prochain scrutin. Une victoire promise qui suscite un trop-plein de candidatures.

Outre Pascal Popelin, fabiusien et conseiller général de Livry-Gargan, et Gilbert Roger, élu de Bondy et soutien de Ségolène Royal, se sont manifestés deux députés. Il s'agit de Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius, et Bruno Le Roux, secrétaire national du PS aux élections, proche de François Hollande.

Tous deux anciens membres du conseil général, ils doivent, pour espérer conquérir la présidence du département, ravir au préalable des cantons détenus par le PCF ou par les Verts. Ce qui, estiment certains responsables fédéraux, va singulièrement compliquer les négociations entre le PS et ses alliés, en particulier le PCF, qui, bien qu'en déclin, a assez bien résisté lors des dernières législatives. Le 19 septembre, dénonçant "le spectacle donné par les instances nationales du Parti socialiste", M. Popelin a démissionné de son poste de premier secrétaire de la fédération, mais confirmé sa candidature à la tête de l'assemblée départementale.

"Il s'agit d'un conflit de personnes, pas d'une crise politique", estime M. Bartolone, qui affirme avoir été sollicité par des élus fabiusiens mais aussi strauss-kahniens. Il indique n'avoir l'intention de se présenter devant les électeurs - à Pantin ou à Bagnolet - que s'il est assuré du soutien du groupe socialiste pour accéder à la présidence. Quant à M. Le Roux, il n'a pas l'intention d'aller à l'épreuve de force avec les fabiusiens. "Si Claude Bartolone souhaite y aller, je ne réfléchirai même pas à ma propre candidature", prévient-il. Dans cette éventualité, il renoncerait à effectuer son retour au conseil général."


Jean-Michel Normand
Article paru dans l'édition du Monde du 23.09.07.

Pendant ce temps-là le MoDem cherche à inventer une autre manière de faire de la politique où la recherche des solutions pour régler les problèmes de la France et des Français priment sur les conflits d'ambitions.

22.09.2007

Agression d'un commerçant à Saint-Denis début septembre

Au-delà des discours devant les caméras, la réalité quotidienne dans certaines villes de Seine-Saint-Denis dans la France de Nicolas Sarkosy, Président de la République après avoir été responsable de la sécurité des Français entre 2002 et 2007 comme Ministre de l'Intérieur. 

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Le MoDem était présent pour soutenir le commerçant agressé.

21.09.2007

Discours de François Bayrou en clôture du Forum des Démocrates

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Après le Forum des Démocrates où 2500 adhérents du MoDem ont réfléchi aux valeurs qui les rassemblent au-delà de leurs différences, le MoDem se penchera sur les règles de fonctionnement conformes à ses valeurs et sur son projet pour la France et les Français, d'ici à son Congrès fondateur en Novembre.

20.09.2007

Intervention de François Bayrou - Seignosse 14/09/07

Pendant que certains marchent au pas derrière le Chef ou d'autres se disputent pour prendre la place du Chef, le MoDem réfléchit collectivement aux valeurs qui doivent fonder une manière plus morale et plus démocratique de faire de la politique.
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19.09.2007

La gratuité dans les cantines scolaires fait son chemin

Après Le Bourget et Drancy début 2007, Noisy-le-Sec saute le pas en cette rentrée scolaire. Plusieurs villes seraient intéressées.
Après Drancy et Le Bourget en début d'année, Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) rend à son tour en cette rentrée 2007 la cantine gratuite pour les 2.500 élèves de ses neuf écoles primaires. «  Bon nombre de parents n'ont pas les moyens de payer la cantine tous les jours, explique Sébastien Moulinat, directeur de cabinet du maire de Noisy-le-Sec Nicole Rivoire (Modem). L'objectif est de garantir un repas équilibré par jour à tous les enfants de la commune. »

Hausse des inscriptions

Noisy-le-Sec a ainsi investi 300.000 euros pour mettre aux normes et agrandir les réfectoires, acheté pour 137.000 euros de matériel de cantine, et recruté un « responsable  d'office » par établissement. Le personnel municipal s'est vu aussi proposer des heures supplémentaires pour encadrer les élèves à l'heure du déjeuner. Bref, « nous pouvons accueillir  aujourd'hui 100 % des enfants de la commune », se réjouit Sébastien Moulinat. Dans les faits, la ville s'attend à ce qu'un peu moins de 90 % des élèves déjeunent désormais à la cantine  contre 83 % précédemment. Si la mesure n'est pas proposée en maternelle, les taux d'inscription à la cantine y sont également en hausse, grâce à une réallocation des sommes économisées par les  parents.
La mesure représente pour les parents une économie annuelle moyenne de 500 euros par enfant, mais le manque à gagner pour la ville est inférieur, puisque le taux d'impayés  approchait les 40 %. « Le budget de fonctionnement global de la ville n'augmentera pas - sauf pour les frais de personnel -, grâce aux économies réalisées sur les commandes publiques »,  poursuit Sébastien Moulinat. Pour le premier trimestre de l'année scolaire, Noisy-le-Sec a provisionné 200.000 euros.

La Communauté de communes Drancy-Le Bourget y consacre pour sa part 1,1 million d'euros par an. En 2007, Drancy a vu le nombre de demi-pensionnaires progresser de 20 % (900  couverts), Le Bourget de 5 % (40 couverts). Les économies sur les frais de gestion (facturation, relance des impayés, etc.) et la rationalisation des dépenses minimisent en partie le surcoût,  même si « l'objectif n'est pas d'équilibrer les comptes mais de donner accès à l'essentiel, en aidant directement les enfants, ce qui empêche tout détournement des aides », explique  Vincent Capo-Canellas, le maire du Bourget.

Nice (Alpes-Maritimes), Blanquefort (Gironde), Bonneuil-en-France (Val-d'Oise), notamment, seraient intéressées. « Beaucoup attendent l'issue des municipales pour aviser,  affirme Sébastien Moulinat. Certains candidats vont également le mettre dans leur programme. Mais il faut tout de même un peu de marge de manoeuvre financière  pour faire ça. »

VINCENT DE LONGUEVILLE - Les echos.fr - 04/09/07

18.09.2007

A partir d'aujourd'hui, le MOuvement DEMocrate va parler haut et fort à Drancy ...

Le Mouvement Démocrate (MoDem) de Drancy, fidèle au message porté par François Bayrou lors de l'élection présidentielle, va défendre les idées que 5 446 drancéens (20,7%) ont approuvé.

Parmi ces idées, entre autre :

- que l'avenir de notre pays ne doit pas être victime des affrontements artificiels et stériles entre la droite et la gauche mais au contraire profiter des bonnes idées et des compétences, d'où qu'elles viennent.

- que cela passe par un accord sur un programme d'union nationale et non par des débauchages politiciens, 

- que ce qui importe, ce n'est pas les discours et les déclarations télévisuelles mais les actes,

- que le pays a besoin de lucidité et de courage pour affronter les problèmes qui sont devant nous,

- que la dette de notre pays, en particulier, est une urgence nationale qui pèse sur l'avenir de nos enfants,

- qu'il n'existe pas d'homme providentiel qui aurait la solution à tous les problèmes du pays,

- qu'il n'est pas sain, que le pouvoir de l'argent, le pouvoir médiatique et le pouvoir politique soient liés,

- que l'étalage du luxe et la glorification de la réussite matérielle ne sont pas des modèles à donner en exemple à nos enfants.  

Le MoDem est le seul mouvement nouveau et porteur d'avenir dans le paysage politique français. Près de 50 000 adhérents l'ont déjà rejoint en quelques semaines, ce qui ne s'est jamais vu en France depuis bien longtemps.

Ces adhérents mettent déjà en pratique leur idée de rassemblement des volontés, des compétences et des enthousiasmes puisqu'ils viennent de tous les horizons : la droite, le centre droit, le centre gauche, la gauche. Et surtout que pour la plupart, ils sont des nouveaux venus que le discours de François Bayrou a réconcilié avec la politique.

Alors rejoignez-nous, branchez-vous au MoDem ! 

 

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