« 2007-09 | Page d'accueil
| 2007-11 »
28.10.2007
Deux ans après les émeutes, rassemblement à Clichy-sous-Bois à la mémoire de Zyed et Bouna
Deux ans après le décès de Zyed Benna et Bouna Traoré, un rassemblement a eu lieu samedi à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) à la mémoire des deux adolescents électrocutés dans un transformateur EDF le 27 octobre 2005 alors qu'ils tentaient d'échapper à la police. Leur mort avait été l'événement déclencheur de 24 jours de violences urbaines dans nombre de banlieues de France.
Un rassemblement a eu lieu devant la stèle inaugurée l'an dernier au premier anniversaire de la mort des deux jeunes. En février dernier, deux policiers ont été mis en examen pour "non assistance à personne en danger" dans l'enquête sur la mort des deux adolescents.
"Aujourd'hui, c'est une journée de deuil et de recueillement", a expliqué le maire de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain. Deux ans après, "il y a des choses qu'on attend toujours, en particulier le désenclavement", a-t-il dit sur France-Info, citant le projet de tramway attendu depuis trois ans et "toujours bloqué au niveau du conseil régional d'Ile-de-France". Actuellement, pour rejoindre le coeur de Paris, à 15km, il faut entre une heure et demie et une heure trois-quarts, a-t-il dénoncé. "C'est quand même une inégalité flagrante".
Dans le même temps, "un certain nombre de choses sont en route, comme le commissariat, mais c'est très long", a-t-il noté. "Toutes les informations que j'ai du ministère de l'Intérieur sont bonnes, mais c'est trop long. Moi, je sais que le dossier avance, mais les Clichois quand ils passent devant le terrain ils voient toujours une friche, donc ils doutent".
Mais pour le maire de Clichy, le "plus grave", c'est le regard, "toujours très négatif, toujours très sécuritaire", que porte la société française sur les banlieues et qui selon lui s'est peut-être "un petit peu aggravé" avec la présidentielle "parce que souvent on a présenté ici ou là ces banlieues-là comme des épouvantails".
Claude Dilain a mis en garde contre les "effets d'annonce" à propos d'un plan pour les banlieues. "Je l'ai dit à Fadela Amara", la secrétaire d'Etat à la Ville, "attention aux effets d'annonce" qui risquent d'entraîner "soit de la démobilisation alors que là il y a une forte mobilisation politique, soit de la frustration, soit de la colère".
Pour lui, l'important n'est pas un plan banlieue avec des crédits spécifiques, mais "que dans des domaines aussi importants que l'éducation nationale, la santé, les transports, le logement, on déploie les crédits normaux, au bénéfice de la réparation de ces inégalités".
AP | 27.10.2007 | 17:51
17:50 Publié dans Actualité départementale, Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : clichy-sous-bois, émeutes urbaines, Zyed Benna, Bouna Traoré
26.10.2007
Réunion constitutive du MoDem Drancy
Le 25 octobre 2007, le Mouvement Démocrate de Drancy a tenu sa réunion constitutive, présidée par Mamadou N'Dongo et Jean-Pierre Capmeil, référents communaux, en présence de Michel Hinard, représentant de la fédération départementale de l'UDF-MoDem 93 et des adhérents drancéens.
Après une présentation de tous les participants à cette réunion, il a été procédé à un tour d'horizon de la situation nationale et locale.
A ce propos, le MoDem Drancy a défini ce qui sera sa ligne de conduite permanente : pas d'alliance automatique, pas d'opposition systématique, vigilance et indépendance, au service de la population drancéenne
Dans cette logique, concernant, les échéances à venir, le MoDem Drancy affirme sa volonté de présenter une liste à l'élection municipale et un candidat titulaire à l'élection cantonale de Drancy-nord.
La réunion se poursuit par une information aux adhérents concernant :
- les évènements internes importants des semaines à venir
. rencontre départementale d'échanges et de débats le 28 octobre à Noisy-le-Sec,
. congrès de l'UDF le 30 novembre à Villepinte,
. congrès constitutif du Mouvement Démocrate le 1 et 2 décembre à Villepinte.
- les possibilités de participation à des commissions de réflexion dans l'optique de la définition du programme du Mouvement Démocrate.
- les adresses des différents sites démocrates (national, départemental, local)
Pour finir, le MoDem Drancy décide :
- d'organiser une action en direction de la population drancéenne après le congrès du Mouvement Démocrate
- de se réunir de nouveau avant les fêtes de fin d'année pour faire un point sur
. la situation après le congrès constitutif du MoDem
. la préparation des élections municipale et cantonale
. l'avancement de son programme pour les drancéens
19:10 Publié dans Actualité locale, Le MoDem Drancy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, mouvement démocrate, Drancy
24.10.2007
François Bayrou : "La rupture ne va pas dans le bon sens"
Dans un longue entretien accordé au numéro de novembre du magazine l'Expansion, François Bayrou dresse un bilan critique de la "rupture" défendu par le Président de la république. Le président du Mouvement Démocrate regrette en particulier l'absence de continuité en politique étrangère : "Je souffre de voir la France s'aligner sur l'administration Bush." L'analyse porte aussi sur la rupture concernant les déficits publics, le paquet fiscal, la réforme de l'université ou encore les institutions.
Nicolas Sarkozy a-t-il tenu sa promesse de rupture ?
La rupture, ce peut être la meilleure et la pire des choses ! Dans l’action de Nicolas Sarkozy, il y a rupture sur des sujets où j’aurais aimé que la France choisisse la continuité : par exemple en matière de politique étrangère, je souffre de voir la France s’aligner comme jamais sur l’administration Bush. Il y a rupture dans le choix d’une omniprésence médiatique, mais est-ce vraiment bon ? Enfin, il y a aggravation des défauts de la cinquième république lorsque le président concentre tous les pouvoirs, toutes les décisions. En ce sens, un trouble profond a été créé entre nos partenaires européens et le pouvoir français, en raison de la propension à tirer à soi toutes les couvertures. Sur tous ces sujets, si rupture il y a, elle ne va pas dans le bon sens.
Et en matière de politique économique et sociale ?
On ne doit pas enlever à Nicolas Sarkozy son affirmation réitérée à revaloriser le travail. S’il y parvient, ce sera bien. Mais pour le reste sa politique économique fait naître beaucoup d’interrogations. L’idée d’une simili relance par des cadeaux fiscaux en direction des plus favorisés est, comme il était prévisible, en train de faire long feu. Par ailleurs, on voit bien que l’on a relâché la pression sur le déficit et sur la dette qui vont connaître une nouvelle et forte augmentation. Cela nous affaiblit et nous isole. Que tant de gens avertis aient pu accepter sans broncher l’idée qu’une nouvelle injection d’argent emprunté dans l’économie allait permettre à notre pays déjà si endetté de trouver une nouvelle croissance restera pour moi un mystère. Cette erreur de diagnostic et de traitement se paiera un jour ou l’autre douloureusement. C’est désormais une épée de Damoclès au-dessus de la politique française. Enfin, on n’aperçoit pas, entre les tenants de la rigueur et les défenseurs du laxisme, où est l’inspiration de la politique suivie. En temps de crise, l’illisibilité se paie cher.
Vous ne croyez pas au choc de confiance vertueux du paquet fiscal ?
Je crois à la vertu de la confiance, dès l’instant qu’elle est fondée sur la vérité et sur une analyse économique juste. Or il était faux dès le premier jour de soutenir qu’il suffisait pour relancer le pays de dépenser 15 milliards dont nous n’avions pas le premier centime. S’il suffisait de s’endetter au-delà du raisonnable pour faire fortune, il y aurait beaucoup de riches. La direction à suivre était celle d’une politique de l’offre, qui aide l’entreprise, qui lui facilite la vie. Au lieu de cela, on a créé des usines à gaz, comme celle des heures supplémentaires, dont on découvrira assez vite les limites…
Vous avez d’autres déceptions ?
La réforme de l’université avait été annoncée comme « la plus importante du quinquennat ». Faute de réflexion et de concertation, qu’en reste-t-il à l’arrivée ? Quasiment rien. Par fétichisme de la vitesse, on a choisi la précipitation, les négociations bâclées, les concessions excessives.
Nicolas Sarkozy a-t-il eu raison de lancer toutes les réformes en même temps ?
Lancer les réformes ne veut pas dire les conduire à leur conclusion. Multiplier les « chantiers », c’est chercher à éviter que la contestation se fixe sur l’un ou sur l’autre. Le revers de la médaille, c’est une perte de visibilité de la stratégie économique et sociale. Pour moi, au contraire, les réformes devraient être simples, sereines, assumées et affichées avec une démarche pédagogique profonde. C’est une tout autre gestion du temps et une autre idée stratégique du gouvernement de la France.
L'Expansion, numéro 724, novembre 2007
Propos recueillis par Marc Landré et Emmanuel Lechypre
20:30 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, sarkosy, rupture
22.10.2007
François Bayrou : "La fonction présidentielle exige que l'on soit au-dessus des partis"
François Bayrou était l’invité, dimanche 21 octobre, du Grand Rendez-vous, animé par Jean-Pierre Elkabbach et diffusé sur Europe 1, TV5 Monde et Le Parisien-Aujourd’hui en France. Du traité simplifié à la réforme des institutions en passant par la lecture de la lettre de Guy Moquet et l'avenir de l'Europe, François Bayrou a exposé pendant près d’une heure sa vision des équilibres démocratiques et politiques nécessaires, insistant notamment sur les exigences de la fonction présidentielle.
Réagissant à la présence du Président de la république au bureau politique de l’UMP, François Bayrou a estimé : « C'est une faute contre la fonction » précisant : « La fonction de président de la République exige quelqu'un qui soit au-dessus des partis et non pas qui considère que c'est devant son parti qu'il doit aller s'expliquer, ou même devant les partis. »
Concernant le traité simplifié adopté par les vingt-sept chefs d'état et de gouvernement de l'Union européenne à Lisbonne, il a expliqué : « Je voterai ce traité, mais je considère qu'on a laissé en route des choses qui étaient essentielles pour l'avenir, l'idéal européen. Ne me demandez pas d'enthousiasme, je n'en ai pas. » François Bayrou a notamment regretté la disparition des symboles européens : « Pour la mécanique, ça va à peu près, pour l'âme c'est zéro » mettant ainsi en avant une crise d'inspiration.Enfin, concernant la lecture de la lettre de Guy Moquet dans les écoles, le président du Mouvement Démocrates a estimé que « l'Etat ne doit pas se mêler de l'Histoire. L'Etat ne doit pas organiser la promotion en figure héroïque de qui que ce soit. Le propre d'une démocratie, c'est que l'Etat est respectueux de la séparation nécessaire entre les historiens, les professeurs et les ordres qu'il donne ». « Chaque fois que l'Etat se mêle de l'exploitation de l'Histoire, c'est un très mauvais signe. » a ajouté François Bayrou.
21:35 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Europe 1, UMP, sarkosy
20.10.2007
”Touche pas à mon ADN”
Dans la salle 6000 personnes avaient aussi répondu à l’appel de SOS Racisme et de Charlie Hebdo, en prolongement de la pétition ”Touche pas à mon ADN” (http://www.touchepasamonadn.com/) signée à ce jour par 246478 personnes.
Le texte de loi sur l’immigration, comprenant le fameux amendent “ADN” a été adopté mardi par la Commission mixte paritaire (CMP), et doit être examiné, pour une adoption définitive, le 23 octobre par l’Assemblée nationale puis le Sénat.
18:45 Publié dans Actualité nationale, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ADN, Bayrou
L'amiante responsable de quatre cancers chez des riverains d'une usine d'Aulnay-sous-Bois
Onze cas de maladies liées à l'amiante, dont quatre cas de cancer de la plèvre, peuvent être "rattachées de façon totale ou partielle" à l'activité d'une ancienne usine de broyage d'amiante située à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a fait savoir vendredi le ministère de la Santé.
Dans un communiqué, le ministère explique qu'une étude épidémiologique de l'Institut de veille sanitaire (InVS) conclut que l'activité du Comptoir des Minéraux et des Matières Premières (CMMP) entre 1938 et 1975 "a engendré une exposition environnementale à laquelle on peut rattacher de façon totale ou partielle 11 cas de maladies liées à l'amiante (dont quatre cas de mésothéliome ou cancer de la plèvre et sept cas de plaques pleurales)".
Le CMMP avait été autorisé en 1938 à exploiter un atelier de broyage de minerais, notamment d'amiante. Les activités de broyage de l'amiante ont cessé en 1975 sur le site, qui a été fermé définitivement en 1991.
Selon le ministère, l'étude de l'InVS -conduite à la suite de signalements par des associations- souligne qu'"il n'y a plus de risque spécifique pour les riverains", les concentrations en fibres d'amiante dans l'atmosphère étant "aujourd'hui identiques à celles que l'on mesure dans d'autres villes non exposées".
En revanche, le ministère a mis en place un numéro de téléphone afin de permettre aux personnes ayant vécu de 1938 à 1975 à proximité du CMMP d'Aulnay-sous-Bois d'obtenir des informations complémentaires ainsi que tout renseignement sur les démarches à suivre.
Une information des médecins sur les pathologies liées à une exposition à l'amiante et les examens pouvant s'avérer nécessaires est également en cours par voie de messagerie et par le biais d'un document d'information mis en ligne sur le site Internet du ministère de la Santé.
Un groupe de travail réunissant des experts scientifiques a par ailleurs été installé "afin de déterminer les études complémentaires qui, le cas échéant, devront être mises en oeuvre".
Le ministère rappelle enfin que toute personne qui s'estime victime d'une pathologie liée à l'amiante (et leurs ayant droits) "peut déposer une demande de réparation auprès du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA)". AP
-Informations:
Par téléphone: 0800 13 00 00 (numéro vert)
-Sur Internet:
http://www.sante.gouv.fr ou http://www.sante.fr
AP
18:25 Publié dans Actualité départementale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amiante, aulnay sous bois, cancer
18.10.2007
Le Grenelle de l'Environnement oublie la ville ...
Chose incroyable : la ville ne figure pas explicitement au menu des discussions du Grenelle de l'Environnement.
Plus inquiétant, parallèlement le gouvernement demande à la Région de revoir le Schéma directeur d'Ile de France (SDRIF) parce qu'il ne comporterait pas assez d'autoroutes.
Comment, dans ces conditions espère-t-on atteindre les objectifs affichés, notamment en matière de réduction des gaz à effet de serre (divison par 4 à l’horizon 2050) ?
08:05 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Grenelle de l'environnement, ville, autoroutes, effet de serre
17.10.2007
UIMM : "Il y a le signe d'une énorme décomposition de la vie publique, sociale et politique"
François Bayrou était ce matin, 17 octobre, l'invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL. Au programme de cette interview matinale, la réforme des régimes spéciaux et la journée de grève à venir, le scandale de l'UIMM et ses conséquences sur la société mais aussi la mobilisation contre les tests ADN.
RTL : La presse en parle déjà abondamment. Demain sera une journée noire en France, peu de transports publics, de trains, de métros, de bus en signe de protestation contre la suppression des régimes spéciaux de retraite. cette grève dans les transports publics vous paraît-elle légitime ?
François Bayrou : Il y a un mouvement qui est un mouvement de défense d'un certain nombre d'acquis, en tout cas d'un certain nombre de dispositions du contrat que les salariés avaient signé. Je crois qu'il est à la fois normal et légitime qu'ils le défendent et en même temps, tout le monde voit bien que devant le déséquilibre des régimes de retraites, il faut faire quelque chose. Je ne crois que l'on puisse prétendre que les régimes spéciaux vont à eux tous seuls régler le problème des régimes de retraite. On en sera très très très loin. Je vous donne les chiffres pour qu'ils soient bien présents à l'esprit : d'ici trente ans, pour rééquilibrer les régimes de retraites, on va devoir trouver 120 milliards d'euros par an, et là-dessus, les régimes spéciaux, c'est 5 milliards. Donc on est au dessous de 5%.
RTL : La réforme est présentée comme nécessaire au nom de l'égalité ?
François Bayrou : Oui, je pense qu'il y a pour beaucoup de Français le besoin de savoir que l'on va se trouver devant une exigence d'équité, d'égalité devant la retraite. Je pense que l'on aurait pu aller plus loin et prendre un autre chemin qui n'a pas été retenu par le gouvernement, c'est celui d'un régime de retraite par point où l'on aurait pris en compte les années passées et le statut des agents. Il y en a qui sont sous ce statut depuis trente ans, d'autres seulement depuis 3 ans, ce n'est pas la même chose. Et on aurait pu défendre de vrais droits pour les retraités, ce qui pour l'instant n'est pas le cas, mais c'était une remise à plat du système et le gouvernement n'en a pas voulu.
RTL : Vous allez voté cette réforme le moment voulu au Parlement ?
François Bayrou : Je pourrai la voter sauf que, excusez moi de vous le dire, on ne se dirige pas vers une loi mais vers un décret, mais c'est une exigence que nous devrons tous prendre en compte. En même temps, ne parlons pas des salariés comme de privilégiés. Ils ne sont pas privilégiés, c'était dans leur contrat de travail.
RTL : Le scandale de l'argent en liquide de l'UIMM prend de l'ampleur, vous avez été président du CDS à partir de 1994, vous êtes président de l'UDF depuis 1998, votre parti a-t-il touché des enveloppes venant de l'UIMM?
François Bayrou : Moi je dit que depuis que la loi de financement des partis politiques a été en place, les différents partis que j'ai présidés n'ont jamais eu une euro d'argent liquide qui soit arrivé sur leur compte.
RTL : La rumeur dit pourtant que peut-être de l'argent liquide del'UIMM a été atttribué à des personnalités politiques...
François Bayrou : Et bien, c'est tout à fait possible, en tout cas je n'en sais rien, mais vous voyez à quel point le soupçon est en train de cheminer ; sous cette affaire, il y a le signe d'une énorme décomposition de la vie publique, sociale et politique, en tout cas sociale en France. C'est pourquoi il faut que la lumière soit faite, qu'elle soit faite vite, que la transparence soit la règle dans cette enquête, que l'on puisse savoir en effet à qui ont été attribuées les sommes astronomiques et au fond, sur quoi tout cela reposait. Je pense aux ouvriers qui sont dans les usines métallurgiques aujourd'hui, vous êtes ouvrier dans une usine automobile à Rennes ou ailleurs en France, et vous avez confiance dans votre syndicat et tout d'un coup, vous apprenez par la radio que probablement il y avait des sommes incroyables en liquide qui étaient attribuées par les organisations patronales à ces syndicats. Vous ne croyez pas que c'est une énorme destabilisation du lien de confiance qui doit exister à l'intérieure d'une société ? Je trouve que non seulement ces comportements sont archaïques comme on le dit mais ils sont profondément déstabilisateurs, profondément destructeurs du lien de confiance dans la société.
RTL : En tout cas l'UDF et aucun élu de l'UDF n'a été de votre point de vue mêlé à cette affaire de près ou de loin ?
François Bayrou : Que je le sache et je crois que je le sais, jamais un euro n'a été attribué par ces organisations.
RTL : Vous avez annoncé votre intention hier de vous joindre à la démarche des députés socialistes qui saisiront le Conseil constitutionnel à propos des tests ADN sur l'immigration.
François Bayrou : Je souhaite que nous soyons le plus nombreux possible parmi les députés de la nation.
RTL : On vous a vu dimanche avec la gauche, vous avez choisi votre camp dans cette histoire ?
François Bayrou : Ce n'est pas une affaire de camp. Le camp que je défens Jean-Michel Aphatie, c'est le vôtre, je veux dire celui de tous les citoyens attachés à l'idée qu'en France, et dans la République, il y a un certain nombre de choses qu'on ne fait pas...
RTL : Et ceux qui sont pour les tests ADN ce ne sont pas de bons citoyens ?
François Bayrou : L'idée selon laquelle on aurait le droit de tout faire et notamment de porter atteinte à des principes fondamentaux sous prétexte qu'on a la majorité, cette idée n'est pas la mienne. Je pense qu'il y a un droit et notamment un droit des hommes au-dessus de la loi. Et je pense que mélanger les tests génétiques aux problèmes de famille, prétendre que pour les uns, pour nous citoyens français, la famille est affective que nous pouvons adopter, que nous pouvons recomposer les familles mais que pour les autres, pour les immigrés, la famille serait biologique uniquement et qu'on le vérifierait simplement par des tests génétiques qui prouveraient si oui ou non il y a filiation directe, vous voyez bien que c'est quelque chose qui n'a jamais été fait jusqu'à présent. Et qui porte atteinte pour beaucoup de gens, je rappelle les évêques, les églises, les autorités religieuses, les autorités philosophiques à des principes qui pour nous sont des principes précieux. Et quand on a des principes précieux, on les défend.
RTL : On lit, on entend que Jean Marie Cavada, membre du Modem pourrait être la prochaine personnalité d'ouverture à intégrer le gouvernement.
François Bayrou : Oui, je ne crois pas du tout que Jean-Marie Cavada ait dit cela, et je ne crois pas du tout que telle soit son intention.
RTL : Il a dit "oui mais il faut voir dans quelles conditions"...
François Bayrou : Oui peut-être a-t-il fait une déclaration de sympathie, d'ouverture mais je ne crois pas du tout que telle soit son intention. Je crois que l'ouverture sous cette forme de débauchage individuel, c'est quelque chose qui ne correspond pas, à mon sens, à l'exigence de rassemblement qui est celle d'un pays comme le nôtre, en tous cas je n'accorde pas de crédit à cette interprétation.
RTL : François Bayrou, candidat aux municipales à Pau...
François Bayrou : Lorsque ma décision aura mûri, je la communiquerai à mes concitoyens.
17:30 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, UIMM, ADN
15.10.2007
"Il y a des Droits de l'Homme au dessus des lois quand ces lois sont mal inspirées...
Dimanche 14 octobre, c'est dans un Zenith plein (6000 personnes) que se sont retrouvés tous ceux, intellectuels, comédiens, chanteurs et politiques qui refusent l'amendement instituant les tests ADN. A l'initiative de SOS Racisme, soutenue par Libération et Charlie Hebdo, les très nombreux intervenants, Isabelle Adjani, Bernard-Henri Lévy ou encore Axel Kahn, se sont relayés avec les responsables politiques pour demander au gouvernement le retrait total de l'amendement de Thierry Mariani. La pétition lancée par Charlie Hebdo et SOS Racisme, signée par plus de 200 000 personnes dont François Bayrou confirme la réalité de la mobilisation contre les tests ADN. Le leader du Mouvement Démocrate, accompagné par Marielle de Sarnez et Corinne Lepage, a estimé que "l'on se tromperait en faisant de cette affaire une affaire politicienne, c'est une affaire de principes." Il a par ailleurs ajouté qu'en cas d'adoption de cet amendement "il faudra que les parlementaires de toutes tendances saisissent le Conseil constitutionnel.""Pourquoi sommes-nous si nombreux, si différents, d'origines, d'opinions, de convictions si diverses, pour nous opposer à l'amendement qui a été voté, édulcoré nous dit-on, sur l'imposition de tests ADN pour prouver la filiation à un certain nombre d'immigrés ? Pourquoi sommes-nous si nombreux, alors qu'on nous explique que c'est un détail, que c'est sans importance, que de toute façon la portée en a été changée... et si on s'en tient à la lettre, en effet, on a raison. Parce que, après l'ensemble des manipulations et des changements que le Sénat a imposés à ce texte, il faut vraiment sortir un microscope pour savoir à qui va s'appliquer le test ADN. Parce qu'on nous dit, cela ne s'appliquera qu'aux ressortissants de pays où il n'y a pas d'état civil, qu'une fois qu'on aura vérifié qu'il n'y a pas d'état civil - c'est à dire absolument quelques centaines de personnes par an - alors, il faudra d'abord vérifier qu'il y a une vie de famille , et puis ensuite, c'est uniquement à la demande de cette famille, en passant par un juge, un juge unique qui est à Nantes, qu'on va adopter ce mécanisme là. Et en effet, si on s'en tient à la lettre, alors une question se pose: pourquoi, si ce texte a été à ce point réduit dans son application, alors pourquoi s'y sont-ils accrochés pendant des heures et des heures, des jours et des jours pour le maintenir dans la loi? La réponse à cela, c'est que si ce texte était ainsi réduit dans la lettre, c'est qu'ils voulait le maintenir dans l'esprit. Ils voulaient qu'il figure dans la loi une fois pour toutes, (...) pour que soit étendue un jour à d'autres cas, à d'autres situations, cette obligation ou cette possibilité de mettre en place la génétique pour prouver la filiation.
Et (...) en réalité, cela dit trois choses entre les lignes; et je voudrais rappeler avec vous, ou lire entre les lignes ces trois choses.
La première chose qu'ils veulent dire, c'est que les immigrés sont des fraudeurs. Parce que si l'on veut bien se souvenir qu'il s'agit de rapprochement de familles, alors on constatera qu'il ne peut y avoir rapprochement familial que dans le cas où la personne a des papiers, est en règle , qu'elle a un travail et qu'elle a un logement. Si elle n'a pas de papiers, si elle n'a pas de travail et si elle n'a pas de logement, elle ne peut pas prétendre au rapprochement familial dans l'état des lois actuelles. Et ils veulent ,entre les lignes, insinuer que ces gens là, naturellement, n'ont pas d'autre idée que se charger de femmes et d'enfants qui ne seraient pas à eux pour les faire prendre en charge par la République française. Et cela n'est pas digne de la vision que nous nous faisons de la France, (...).
La deuxième chose qu'ils disent entre les lignes , c'est que la famille pour ces gens là, et la famille pour les Français, ce n'est pas la même chose. Chez nous, non seulement on accepte, mais personne ne songerait à nier que les familles recomposées, que l'adoption, que l'accueil d'enfants même s'ils ne sont pas génétiquement ceux du couple en question, c'est désormais la manière même, affective et reconnue par tout le monde de composer une famille dans notre pays. Et bien, eux ils disent que pour les immigrés, cette famille affective est interdite, et que pour eux , (...) c'est la génétique qui fera la filiation. Et bien nous Français, nous considérons que le droit à la famille, qu'elle soit biologique ou qu'elle soit affective, c'est un droit de l'Homme, et nous ne le laisserons pas toucher par qui que ce soit.
La troisième chose qu'ils disent, c'est celle-ci: désormais ces tests génétiques qui étaient jusqu'à maintenant confinés, gardés dans le domaine de la médecine et dans le domaine des enquêtes policières, seront (...) utilisés pour des problèmes d'immigration.
Et bien ces trois choses là ne sont dignes , ni de la République, ni de la France. Et c'est parce qu'elles ne sont dignes ni de la République des Droits de l'Homme, (...) que j'espère que le gouvernement va changer d'avis (...) Et s'il ne le fait pas, alors il faudra que les parlementaires de toutes tendances saisissent le Conseil constitutionnel - je signerai ce recours - et que le Conseil constitutionnel rappelle qu'il y a des Droits de l'Homme au dessus des lois quand ces lois sont mal inspirées.
Je vous remercie."
19:40 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, ADN, SOS Racisme, Liberation, Charlie Hebdo
13.10.2007
"Je ne reviendrai jamais en arrière"
« À l’intérieur d’un mouvement politique, il peut y avoir des débats des prises de positions différentes, des analyses différentes, ça, c’est la vie. … Mais il y a une chose certaine pour moi, c’est que je ne reviendrai jamais en arrière. » C’est ce que réaffirme avec force François Bayrou, dans un court entretien, ce jeudi 11 octobre, en réponse aux interrogations de nombreux internautes quant aux prises de position récentes de responsables de l’UDF-MoDem.
16:30 Publié dans Actualité nationale, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, jamais en arrière





