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13.12.2007

Réunion du MoDem Drancy

Suite au congrès fondateur du Mouvement Démocrate, le MoDem Drancy tiendra sa prochaine réunion sur les élections municipale et cantonale :

jeudi 20 décembre 2007
à 20h30
Salle Jean Jaurès
 
A cette occasion, il se prononcera sur sa tête de liste à l'élection municipale et sur son candidat à l'élection cantonale de Drancy Nord. 

 

François Bayrou juge "très malsain" d'avoir offert les honneurs à Kadhafi

Le président du MoDem François Bayrou juge "très malsain" que "tous les honneurs de la République" aient été offerts au colonel Kadhafi lors de sa visite en France. Dans une interview jeudi dans France Soir, François Bayrou affirme que "nous venons tout simplement de conclure une vente d'armes qui offre au régime libyen une puissance de feu considérable, ainsi que des accords de défense qui font de la France l'allié de Tripoli", "sans parler du brevet de respectabilité internationale fourni par Nicolas Sarkozy qui lui a déroulé tapis rouge dans nos palais".

FRANCE SOIR: Quel regard portez vous sur la visite du colonel Kadhafi?
FRANCOIS BAYROU: Deux rencontres avec le président, l'Assemblée Nationale, la Garde Républicaine... Tous les honneurs de la République lui ont été offerts. C'est très malsain. Il faut se souvenir de qui est Kadhafi: un dictateur qui a écrasé toute liberté d'expression dans son pauvre pays, n'hésitant pas à recourir aux massacres pour réprimer les tentatives de révolte. Il est l'auteur de certains des actes terroristes les plus horribles de ces dernières décennies: plus de 400 personnes sont mortes dans les avions abattus par Kadhafi, crimes où sa culpabilité a été reconnue officiellement. Il a exercé pendant 8 ans un ignoble chantage sur les infirmières bulgares et le médecin palestinien innocents, qui, bien que innocents, ont été torturés et condamnés à mort. Cette prise d'otage a été récompensée par la rançon la plus incroyable de tous les temps: 450 millions de dollars versés au nom de la France, en échange d'on ne sait  quelle contrepartie.

Vous estimez que la France s'est fourvoyée dans cette affaire?
Nous venons tout simplement de conclure une vente d'armes qui offre au régime libyen une puissance de feu considérable, ainsi que des accords de défense qui font de la France l'allié de Tripoli! Dans le même temps, nous nous apprêtons à livrer une centrale nucléaire à celui qui a toujours voulu contrôler l'énergie atomique. Sans parler du brevet de respectabilité internationale fourni par Nicolas Sarkozy qui lui a déroulé tapis rouge dans nos palais. Tout cela, c'est la France des droits de l'homme qui le réalise, sous les yeux ébahis de la communauté internationale. Et ce, après que Nicolas Sarkozy ait promis, la main sur le coeur, pendant la campagne qu'il serait l'homme d'une diplomatie morale. On voit bien de quoi il s'agit aujourd'hui: honorer le carnet de chèque de Kadhafi, et qu'importent ses forfaits... S'il était pauvre, on n'aurait pas de mots assez durs pour stigmatiser son cynisme et sa cruauté. Mais il est riche, grâce aux mannes du gaz et du pétrole. Donc on le laisse planter sa tente sous les fenêtres de l'Elysée.

Les contrats signés ne justifient pas selon vous de tels honneurs?
D’abord, qu’y a-t-il de solide dans ces contrats ? On entend beaucoup de questions sur leur vraie nature. Car Kadhafi semble suffisamment bon commerçant pour réussir à ne vendre que du vent. Ces études qu'il a signées sont-elles de vrais contrats, ou bien n'engagent-elles à rien ou à pas grand chose ? C'est par ailleurs un leurre, une idée archaïque de croire que les contrats d'Etat peuvent redresser le commerce extérieur. L'Allemagne, qui possède un commerce extérieur florissant grâce à ses entreprises et à son tissu commercial, ne se livre en aucune façon à ce genre de compromissions. Et quand bien même cela nous rapporterait quelque chose, a-t-on le droit de vendre nos valeurs au nom de contrats commerciaux, aléatoires qui plus est? Si on le fait, il n'y a pas de limites à la dérive. C'est en défendant ses principes sans crainte qu'un pays jouit d'un véritable rayonnement international. A qui la France pourra-t-elle désormais rappeler ses devoirs après avoir offert tous les honneurs de la République à Kadhafi ?

Comment jugez-vous la politique étrangère de Nicolas Sarkozy?
Cette politique, telle que le monde la découvre, semble n’avoir qu’une ligne directrice : nous mettre bien avec tous les puissants et les riches qui peuplent l'univers. Nous sommes finalement les seuls, en une semaine, à avoir  déroulé le tapis rouge à Kadhafi et envoyer de chaudes félicitations à Poutine. De même, Nicolas Sarkozy s'est rendu en Chine pour dire une chose: « Au Tibet et à taẅan, vous pouvez faire ce que vous voulez. » Enfin, il a accouru aux Etats-Unis pour manifester à Bush les signes d'alignement les plus exubérants. Il compromet, un à un, tous les repères de ce qui faisait notre politique étrangère.  La France, c'était un pays qui défendait son indépendance et savait rappeler, dans le cadre européen, un certain nombre de principes à des pays qui ne les respectaient pas. La politique de Nicolas Sarkozy contredit terme à terme cette ligne. Je ne suis même pas sûr qu'il en mesure aujourd'hui le risque: la banalisation et finalement l’affaiblissement de la France sur le plan européen et international.

Depuis son arrivée, le colonel Kadhafi multiplie les provocations. Se moque-t-il de nous?
C'est pire que cela. Il est très malin et il a compris tout l'avantage qu'il pouvait tirer de cette formidable arme de communication qui lui était livrée sur un plateau. Et il en profite! Il dispose à sa guise de cette tribune libre pour venir appuyer là où ça fait mal: en dénonçant la situation des immigrés frappés de discrimination et parfois, de misère. De façon scandaleusement provocante, il tient un discours auxquels ils sont sensibles. Cette déstabilisation, franchement, on aurait pu l’éviter.

En sautant sur le coup médiatique de la libération des infirmières, Nicolas Sarkozy s'est-il fait piéger par le colonel Kadhafi ?
Franchement, qui pouvait ignorer la vraie nature de Kadhafi, son sinistre palmarès ? Je crois que Nicolas Sarkozy a voulu à tout prix montrer à l’opinion qu’il pouvait réussir là où d’autres échouaient, coiffer sur le poteau les efforts patients notamment des européens. Pour cela, il a suivi les enchères que Kadhafi exigeait. Maintenant, par cette visite, il apporte à Kadhafi le plus précieux de ses espoirs, une tribune et un brevet de reconnaissance internationale. Kadhafi peut se frotter les mains, sa prise d’otages a réussi au-delà de tous ses espoirs…

   Propos recueillis par Thomas de Rochechouart, France Soir, 13 décembre 2007
 

Sondage CSA/Le Parisien-Aujourd'hui en France/i-Télé rendu public jeudi soir 13 décembre.
D'après cette enquête, les sympathisants de droite sont majoritairement favorables à cette visite et ceux de gauche majoritairement défavorables.
Sur l'ensemble des Français, 52% estiment que "c'est une mauvaise chose parce que son régime ne respecte pas les droits de l'homme et ne condamne pas formellement le terrorisme".
A l'inverse, 31% jugent que "c'est une bonne chose parce que son régime fait des efforts sur la scène internationale et permet à la France de signer des contrats commerciaux importants".

12.12.2007

A Villepinte, les 1er et 2 décembre dernier, 6 000 participants représentant 60 000 adhérents

Retrouvez la tribune publiée dans Le Monde daté du 8 décembre 2007, par l'historien Jean-Pierre Rioux et intitulé :"Modeste cri d'un sectateur blessé". "A Villepinte, les 1er et 2 décembre dernier, 6 000 participants et 3 800 votants représentant 60 000 adhérents..."

A Villepinte, les 1er et 2 décembre dernier, 6 000 participants et 3 800 votants représentant 60 000 adhérents n'auraient donc eu qu'un souhait, puéril, qu'un but, obsessionnel, qu'une satisfaction, sectaire et vicieuse : contempler leur Néron qui rit en incendiant la Rome centriste, suivre jusqu'au bout l'équilibriste mégalo, hisser sur le pavois l'Astérix fêlé. En somme, applaudir leur clown triste, leur ravi de la crèche, leur tireur fou. C'est cela, hélas !, qu'ont sans doute ressenti nombre de ceux qui ont vu et lu la "couverture" médiatique si nuancée et les "commentaires" si bienveillants qui ont assorti, ou plutôt assaisonné, le congrès fondateur du Mouvement démocrate. De fait, comme prévu en très haut lieu, ce fut du tir au pigeon autant sinon plus que de l'analyse politique.

Mais qu'on se rassure : congressistes, adhérents et pigeons de MoDem sauront prendre leur cap. Car, comme François Bayrou lui-même l'expérimente depuis quelque temps déjà, ils savent qu'en politique on n'est haï qu'à proportion de l'ampleur du dérangement qu'on cause et de la nouveauté qu'on fait avancer. Ils savent aussi bien, d'où qu'ils viennent, que si leur protestation, leur résistance et, dès demain, leurs propositions n'avaient pas déjà eu l'oreille attentive de millions de leurs concitoyens, de tous âges et de toutes conditions, le vieil ordre droite-gauche n'aurait pas fait preuve de tant de détermination haineuse, d'ironie facile et d'embarras profond face à leur mouvement naissant.

Bref, les Françaises et les Français devront faire encore un effort pour apprendre et comprendre qu'un nouveau parti leur est né, que des dizaines de milliers de leurs concitoyens se sont remis à penser activement au bien commun et à l'intérêt général ; que la démocratie a retrouvé des éclaireurs et des renforts. Et que c'est non seulement une très bonne nouvelle mais peut-être un signal d'avenir.

En attendant, dormons tranquilles : ces "MoDem" sectateurs de l'égaré, ces féaux du Petit Grincheux sont, on l'a compris, au mieux des braves gens inconséquents, au pire des déchets faciles à balayer pour assainir les trottoirs de "l'ouverture". Après tout, ils rêvent si bas et ils courent si sûrement à leur perte en osant croire qu'il serait urgent, juste avant les orages qui s'annoncent, d'agir ensemble pour faire lever des citoyens responsables, pour redéfinir l'Etat, apprendre le développement durable, réduire les inégalités, faire une Europe indépendante ! Ce ne sont là que broutilles, assurément, et qui ne sont toutes, on le sent bien mieux aujourd'hui en parcourant tant d'informations pénétrantes, que le fruit de l'imagination fiévreuse d'un "P'tit Béarnais" à tout prendre si inoffensif...

Jean-Pierre Rioux est historien, adhérent 39157 du Mouvement démocrate.

Texte paru dans Le Monde, daté du 8 décembre 2007

09.12.2007

Toutes les investitures MoDem en Seine-Saint-Denis d'ici la fin de l'année

A l'issue de la commission nationale d'investiture du MoDem mardi soir, de nouvelles candidatures ont été publiées pour la Seine-Saint-Denis.

Pour l'heure, le mouvement de François Bayrou compte 15 listes autonomes pour les municipales de mars 2008.

Outre celles de la maire sortante de Noisy-le-Sec, Nicole Rivoire, présidente de la fédération 93 du MoDem - qui fait liste commune avec l'UMP -, et du maire sortant Hervé Cheweau à Epinay, Mireille Alfonse est confirmée à Montreuil, ainsi qu'Albert Kalaydjian à Saint-Ouen et Karim Ahmed à Villetaneuse.
Rezak Bezzaouia à Aulnay et Pascal Kouppé de Ker Martin à Pierrefitte - tous deux ex-PS - conduiront également une liste autonome.A Romainville, c'est François Delbosc, un ancien adjoint vert de Corinne Valls, qui sera tête de liste du MoDem. A Bondy, ce sera Laurent Quinet l'ancien suppléant de Jean Thary (l'adjoint de Nicole Rivoire) aux législatives.
Jusque-là sans étiquette, représentants de la diversité ou associatifs, ils se voient confier une tête de liste : c'est le cas de Mohamed Dine à Clichy, Patrick Bruch à Gagny, Raphaël Scialom au Pré-St-Gervais, Stéphanie Cabalé à l'Ile-Saint-Denis, Isabelle Bryon à Livry-Gargan et Serge Bavarin à Neuilly-sur-Marne.
Le MoDem a par ailleurs décidé de faire liste commune avec les maires sortant UMP, André Veyssière à Dugny, Philippe Dallier aux Pavillons et Martine Valleton à Villepinte. La situation n'est toujours pas tranchée à Noisy-le-Grand, Marilyse Martins devrait partir avec le candidat UMP ... qui n'a toujours pas été désigné.

« Des discussions sont toujours en cours avec plusieurs mouvements politiques et les représentants d'associations ou de collectifs en Seine-Saint-Denis », indique le MoDem 93, qui se donne « jusqu'à la fin de l'année» pour investir les candidats « aux élections municipales et cantonales dans un esprit d'ouverture, de dialogue et de respect des diversités ».

(Le Parisien, 8/12/2007)

05.12.2007

Discours de clôture du congrès fondateur du Mouvement Démocrate

020f1443d0817d78d284924a1a9f64d7.jpgJe suis très frappé par le Congrès fondateur que nous avons eu et je suis très frappé par le changement que nous assumons ensemble. Il y a longtemps que je voulais et que je rêvais d'un changement profond dans la désignation de cette famille politique qui, jusqu'à maintenant, était uniquement qualifiée de centre ou de centriste. J'ai toujours trouvé que centriste, cela rimait avec triste et j'ai toujours préféré dire centrale, mais il me semblait depuis longtemps que l'enjeu c'était que l'on ne nous désigne plus par une définition géographique, par référence à la droite et à la gauche, mais que l'on nous désigne par notre identité.

02.12.2007

François Bayrou : "rassemblement, renouvellement, refondation démocratique."

55e223d709555af968db5089504b4f8c.jpgAprès plus de quatre heures de débats sur les statuts du Mouvement Démocrate et des profondes discussions sur les amendements, le Congrès fondateur du Mouvement Démocrate a voté ses statuts. François Bayrou a alors pris la parole pour donner les grands axes de sa candidature à la présidence du Mouvement Démocrate : "Je crois à une société dans laquelle naisse des légitimité multiples, qui a l'état comme partenaire, comme fédérateur et s'il le faut comme inspirateur" ajoutant : "Les trois axes du mouvement que nous construisons ensemble : rassemblement, renouvellement, refondation démocratique."

01.12.2007

Discours d'ouverture du Congrès fondateur du Mouvement Démocrate

b58c8411f90bdd49137351b4ce505225.jpg"Je veux vous saluer, d'où que vous veniez géographiquement, d'où que vous veniez civiquement, d'où que vous veniez, car la rencontre que vous avez aujourd'hui construite entre vous, cette rencontre, il faut que vous en voyez bien l'importance. Elle est et vous êtes la seule force de renouveau dans la vie politique française. La seule force de renouveau, c'est vous !... J'ai vécu et nous avons vécu ensemble, plus exactement j'ai vécu grâce à vous l'incroyable émotion de la campagne présidentielle. Et si nous sommes là c'est naturellement la suite de cette extraordinaire aventure ou de cette extraordinaire entreprise dont l'objet était de proposer aux Français une approche nouvelle du destin de leur pays."

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