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08.04.2008

Paris s'enflamme pour les droits de l'Homme en Chine et au Tibet

1791682295.JPGLors du passage de la flamme olympique à Paris lundi 7 avril, les policiers ont arraché les fanions Reporter Sans Frontière brandis par un groupe de militants du Mouvement Démocrate.

Marielle de Sarnez ne s'est pas laissée faire et a conservé son drapeau en mains. "Dans quel pays sommes nous pour qu'on confisque un drapeau dans une manifestation pacifique", a-t-elle demandé, affirmant que "la France s'honorerait à parler plus fermement du Tibet".

Un peu plus loin, des Tibétains ont été refoulés par la police tandis que des manifestants pro-chinois agitaient des drapeaux de la République populaire de Chine.

Par ailleurs, des députés de toutes sensibilités politiques ont manifesté lundi après-midi pour le respect des droits de l'Homme en Chine lors du passage de la flamme olympique devant le Palais-Bourbon. Trente-cinq d'entre eux sont sortis sur le mur d'enceinte de l'Assemblée au moment du passage de la flamme. Les manifestants, dont certains étaient ceints de l'écharpe tricolore et agitaient des drapeaux tibétains, ont crié "Liberté pour le Tibet" et chanté "La Marseillaise".

Une banderole "Respect des droits de l'Homme en Chine" avait été placée sur le mur. Sur le quai, des manifestants pro-tibétains ont repris le slogan, couvrant de leurs voix quelques dizaines de partisans du régime de Pékin installés au coin du quai Anatole-France et du boulevard Saint-Germain.

Parmi les députés manifestants se trouvaient Jean-Marc Ayrault (PS), Françoise de Panafieu (UMP), Jean-Christophe Lagarde (Nouveau centre) ou encore Yves Cochet (Verts).

Enfin, le député Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde a adressé une lettre à Michèle Alliot-Marie, réclamant à la ministre de l'Intérieur "des précisions" sur la confiscation des drapeaux tibétains par les forces de l'ordre, lors du passage de la flamme olympique à Paris.

"Le passage de la flamme étant un moment hautement symbolique, il paraît légitime de laisser les opinions s'exprimer. Or, aujourd'hui des drapeaux tibétains ont été confisqués à des manifestants", écrit M. Lagarde.
Dans ce courrier, rendu public lundi, le député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) souhaite "obtenir des précisions quant au fondement légal sur la base duquel ces décisions ont pu être prises", d'autant plus que "les drapeaux chinois eux n'ont jamais été confisqués aux manifestants qui pouvaient les brandir".

"Que des atteintes à la liberté d'expression soient courantes dans un pays comme la Chine n'est point surprenant, vous comprendrez notre indignation à voir de telles actions s'opérer dans la capitale de la patrie des droits de l'Homme", ajoute M. Lagarde.

 

Commentaires

Quoi qu’en dise J.C. Lagarde, Député - Maire de Drancy, le secrétaire général CGT Henri Tamar n’est pas un criminel. L’expression du syndicat CGT condamnant la précarité est légitime. J.C. Lagarde, avait intenté une action en diffamation à propos d’un tract publié en juillet 2005, il réclamait 15.000 €.

Le syndicat CGT des agents territoriaux de Drancy interroge : « Peut-on, en cohérence, défendre les aspirations légitimes du peuple tibétain à la liberté et, dans le même temps, criminaliser l’expression syndicale dans la ville dont on est l’élu ? ».

La justice de la République a jugé, le 16 avril 2008, dans un arrêt de la cour d’appel de Paris que les termes employés « traduisent l’expression d’un libre droit de critique à l’égard du premier employeur de la ville, sans excéder les limites de la polémique pouvant être vive dans le domaine syndical ».

Confiant dans la justice de son pays, l’édile locale a immédiatement regretté ce verdict qui, selon lui, « prouve qu’un délégué syndical a le droit de dire n’importe quoi ».

Demander une enquête du CHS sur l’accident au travail d’un agent qui est décédé, c’est « dire n’importe quoi »? Demander pour tous une prime attribuée à une moitié des agents alors qu’elle est donnée à tous les agents dans les autres collectivités du département par décret, c’est « dire n’importe quoi »? Rappeler la loi sur le recrutement à des postes de fonctionnaires, réclamer de meilleures conditions de travail pour le fonctionnement des cantines gratuites ou analyser les données des bilans sociaux de la Mairie, c’est « dire n’importe quoi »?

Par ces propos, la CGT constate que l’élu n’a pas progressé vers plus de dialogue social dans sa ville. Ne pas respecter la liberté syndicale est une chose, être dédaigneux vis à vis d’une décision de justice en est une autre !

Qui payera pour les multiples frasques judiciaires du Député maire ?

La CGT continuera à mettre à la disposition des salariés son savoir-faire face aux employeurs comme aux élus de la République pour défendre et étendre les libertés syndicales.

Ecrit par : LIBERTE | 19.04.2008

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