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28.09.2008
ELECTIONS INTERNES : LA VICTOIRE DES PARTISANS D'UN MODEM AUTONOME ET AUTHENTIQUE
Les partisans d'un retour en arrière du MoDem ont été largement battus malgré les puissants moyens dont ils disposaient (la mairie d'Epinay et l'appui souterrain de Jean-Christophe LAGARDE) et les méthodes qu'ils ont employées pour tromper les militants.
C'est une défaite personnelle cinglante pour ceux qui espéraient "faire le ménage au MoDem" et reprendre pied dans un mouvement qu'ils ont trahi.
Le parler et l'agir vrai l'ont emporté sur les faux discours et les méthodes du passé.
Les véritables partisans des valeurs authentiques et de l'éthique du MoDem, qui représentent plus de 70% des exprimés, doivent maintenant travailler ensemble pour construire un Mouvement Démocrate dynamique et conforme à ses valeurs fondatrices.
Résultats des votes - Scrutins du 27 septembre 2008
Inscrits 1 593
Votants 434 27,24%
Présidence départementale
Liste MARTINS "Fier d'être MoDem en Seine Saint Denis" 224 60,54% 3 élus
Liste LIZIEUX "Les adhérents démocrates" 36 9,73% 0 élus
Liste ABDESSELAM "Ensemble 93" 10 2,70% 0 élus
Liste CHEVREAU "Le MoDem de toutes nos forces" 100 27,03% 2 élus
Suffrages exprimés 370 100,00% 5 sièges
Blancs 1
Nuls 63

Marylise Martins
"Fier d'être MoDem en Seine Saint Denis"

Laurent Quinet,
"Fier d'être MoDem en Seine Saint Denis"

Mireille Alphonse,
"Fier d'être MoDem en Seine Saint Denis"

Hervé Chevreau,
"Le MoDem de toutes nos forces"

Nadia Falfoul,
"Le MoDem de toutes nos forces"
Conseil départemental
Liste BRUCH "Fier d'être MoDem en Seine Saint Denis" 218 59,73% 62 élus
Liste LIZIEUX "Les adhérents démocrates" 45 12,33% 13 élus
Liste CHEVREAU "Le MoDem de toutes nos forces" 102 27,95% 29 élus
Suffrages exprimés 365 100,00% 104 sièges
Blancs 1
Nuls 68
Conférence nationale
Liste BOUHADJILA "Fier d'être MoDem en Seine Saint Denis" 222 60,99% 48 élus
Liste LIZIEUX "Les adhérents démocrates" 49 13,46% 11 élus
Liste O'PETIT "Le MoDem de toutes nos forces" 93 25,55% 20 élus
Suffrages exprimés 364 100,00% 79 sièges
Blancs 1
Nuls 69
09:28 Publié dans Actualité départementale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections internes
25.09.2008
Modèle d'hypocrisie française (2) ...
M. Lagarde vient de proposer, comme il en a le droit, de fixer la limite pour constituer un groupe au Conseil Municipal à cinq élus.
Simple hasard, me direz-vous, sans aucune arrière pensée politicienne dont notre maire ne saurait se rendre coupable.
Pourtant ...
Posons-nous tout de même la question : pourquoi cinq et non quatre ou trois, comme il est de pratique beaucoup plus courante ?
Cela représente plus de 10% du Conseil Municipal contre par exemple un peu moins de 5% au Sénat et 3,5% à l'Assemblée Nationale.
Pour mieux comprendre, regardons quels sont les effectifs de chaque force politique de l'opposition municipale :
- PS : 3
- PC : 2
- LO : 1
- MoDem : 1
La seule alliance possible est donc la traditionnelle alliance PS + PC alors qu'à trois élus par groupe, le PS peut devenir autonome et, pire encore, à quatre élus par groupe, une alliance PS + MoDem devient possible.
Pour quelqu'un qui se targuait, jusqu'au 22 avril 2007, de renouveler le paysage politique français en faisant sauter la "frontière artificielle entre la gauche et la droite", afin de "rassembler le centre droit et le centre gauche", en faisant travailler ensemble les "ouverts" et les "modernes" des deux camps, voilà une pratique bien conservatrice ...
Mais, il est vrai que cette configuration politique lui réussit si bien, qu'il aurait tort de vouloir changer quoi que ce soit !
Mais cette distorsion entre un discours théorique apparement ouvert et novateur d'un côté et une pratique politique des plus fermées et des plus traditionnelles de l'autre, n'est-ce pas ça la pire et la plus nocive des hypocrisies françaises ?
Le MoDem récuse cette distorsion entre les discours et les pratiques politiques.
Il propose d'appliquer un principe simple pour que la démocratie soit réelle : que chaque liste élue puisse constituer un groupe et obtienne ainsi les moyens d'exercer le mandat que les drancéens qui ont voté pour elle lui ont fixés, c'est-à-dire au minimum disposer d'un local digne de ce nom et d'une tribune dans le journal municipal.
Toute autre proposition ne serait qu'une maneuvre politicienne arbitraire sans fondement sérieux.
Voici ci-dessous la position officielle du MoDem Drancy, à travers son seul représentant ayant reçu l'investiture officielle du Mouvement Démocrate aux dernières élections municipales.
"Ma position est simplissime et la seule respectueuse du vote des électeurs : une liste élue = un groupe.
Il doit donc y avoir autant de groupes que de listes élues (ni plus ni moins) car il n'y a aucune raison justifiable :
- que chaque liste élue n'ait pas les mêmes droits de s'exprimer et d'exercer son mandat
- que les forces politiques qui n'étaient pas unies lors de l'élection soient obligées de s'unir`
- qu'on laisse des forces unies lors de l'élection se constituer en groupe autonome
En conséquence, je voterai contre le nouveau règlement intérieur qui constitue sur ce point un non respect du vote des électeurs puisqu'une liste élue ne pourra pas avoir d'expression autonome dans le journal municipal.
Par ailleurs le chiffre choisi pour constituer un groupe est l'expression d'une conception de la politique où le calcul politicien prime sur les principes de justice et de respect du vote des électeurs."

20:00 Publié dans Actualité départementale, Actualité locale, Le MoDem Drancy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : groupe d'élus, élections internes
19.09.2008
Un «carrefour du centre» très dépeuplé ...
Hervé Morin a fait sienne la maxime de Jean-Pierre Raffarin. «La route est droite mais la pente est raide», avait déclaré l’ancien Premier ministre. La formule s’applique comme un gant à la réunification de la famille centriste. Hier, Hervé Morin, ministre de la Défense, a pu en goûter tout le sel. «Nous sommes en train de faire notre chemin. Le recomposition, la refondation se fera en temps voulu», a dit le ministre de la Défense, en marge de l’ouverture des travaux du premier «carrefour du centre» consacré à l’Europe, à Epaignes, sa commune normande.
«Eclatée». Une tentative pour «faire débattre, réfléchir ensemble des hommes et des femmes qui ont eu des chemins politiques différents depuis dix ans. Cette famille de pensée est aujourd’hui éclatée». Un carrefour où aucune des chapelles de la famille centriste n’a cherché à se croiser. De crainte d’emprunter des routes qui ne mènent nulle part. Les deux invités vedettes, Valéry Giscard d’Estaing et Jean-Pierre Raffarin, plus préoccupé par l’élection à la présidence du Sénat, se sont décommandés au dernier moment. «Raffarin a eu peur de s’afficher comme trop centriste alors qu’ils cherchent les voix de l’UMP pour le Sénat», confie un des rares parlementaires du Nouveau Centre présents dans la salle des fêtes d’Epaignes. Le ministre aux anciens combattants et leader de la Gauche moderne, Jean-Marie Bockel, tout comme Serge Lepeltier, vice-président et porte-parole du Parti radical, se sont fait excuser. Les centristes de l’UMP se sont aussi défilés. A commencer par Pierre Méhaignerie, avec qui les députés du groupe NC, ont voté l’amendement du plafonnement des niches fiscales pour financer le RSA.
Plus ennuyeux encore : les députés NC, eux-mêmes, ont prétexté des débats sur le RSA pour ne pas quitter Paris. Jean-Christophe Lagarde, député maire de Drancy et vice-président du NC n’a ainsi «pas voulu participer à une réunion trop marquée par le courant giscardien», explique un de ses proches.
«Convaincre». «Le problème de tous les courants centristes qui sont à l’UMP, c’est qu’ils s’y sentent bien au chaud. Parfois ils lancent des passerelles pour tenter de s’y imposer. Mais cela ne va pas plus loin», se désole le sénateur parisien centriste Yves Pozzo di Borgo. Gérard Longuet, pourtant présent à la première table ronde consacrée à l’Europe et à la mondialisation, confiait que «refaire l’UDF n’est pas ma préoccupation du tout. Je préfère l’UMP. Je peux encore y convaincre des gens». Pour Hervé Morin, le chemin de rassemblement de la famille centriste risque de se transformer en sentier de grande randonnée.
(Libération.fr)
22:05 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveau centre, carrefour du centre, morin, lagarde
18.09.2008
François Bayrou salue la disparition du fichier Edvige, victoire pour la démocratie!

François Bayrou avait appelé début septembre à un mouvement de refus républicain du fichier Edvige, a salué jeudi la disparition de ce fichier, y voyant une victoire pour la démocratie. "Le gouvernement a annoncé que le décret Edvige disparaissait, et la publication d'un autre décret qui renonce à tous les points qui avaient entraîné le mouvement de refus républicain et la mobilisation civique de ces dernières semaines."
Le Premier ministre François Fillon a demandé à la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, pour vendredi, un nouveau décret sur le fichier Edvige excluant les principaux points litigieux, dont l'orientation sexuelle et la santé, et prévoyant un "droit à l'oubli" pour les mineurs, avait annoncé Matignon un peu plus tôt. "C'est une victoire de la démocratie et la reconnaissance officielle, après bien des dénégations, que ce décret était une aberration et un outrage pour tous ceux qui considèrent comme nécessaire de défendre les libertés publiques. Il faut, chaque fois que nécessaire, entraîner et organiser ce type de résistance à l'arbitraire, car on voit bien que ce genre de combat obtient des résultats, que l'opinion publique dans un pays comme le nôtre n'est pas sans pouvoir."
22:23 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : edvige, bayrou
"Je ne crois pas un mot du gouvernement qui dit que la crise s'arrêterait à nos frontières."
François Bayrou a affirmé jeudi à Bordeaux "ne pas croire un mot du gouvernement qui dit que la crise financière actuelle s'arrêterait à nos frontières" soulignant que "plus vite le gouvernement arrêtera de nous dire que la crise ne touchera pas la France et mieux ce sera. Il y a des moments où la lucidité est un devoir. La crise a la dimension d'un tremblement de terre à l'échelle du monde et croire que les tremblements de terre s'arrêteront à la frontière française, c'est à peu près une réflexion du même genre que celle qui disait que le nuage de Tchernobyl s'arrêterait à la frontière française, c'est une blague. La crise devant laquelle nous sommes, c'est une remise en cause des vingt dernières années du capitalisme international qui est désormais vicié jusqu'à sa racine car il a multiplié les opérations hasardeuses et la recherche du rendement de court terme."
21:42 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, crise financiere, france, economie
François Bayrou : "L'école maternelle comme garderie est "une idée d'un autre temps"
François Bayrou a estimé jeudi à Bordeaux que l' "idée que l'école maternelle est une garderie" est une "idée d'un autre temps" en soulignant son opposition radicale à ce sujet avec le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos. "Je suis d'un avis radicalement contraire à celui de Xavier Darcos", a-t-il affirmé à la presse, en référence aux propos, diffusés sur internet, de l'actuel ministre de l'Education national dans lesquels il pose la question du recrutement des enseignants de maternelle...(Lire la suite)
"L'école maternelle, ce n'est pas une garderie, c'est un endroit stratégique pour l'éducation" et "l'idée que l'école maternelle est une garderie est une idée d'un autre temps", a indiqué François Bayrou, en visite à Bordeaux pour soutenir Alain Cazabonne, le candidat du Mouvement Démocrate aux sénatoriales en Gironde.
Il a souligné qu'au contraire, c'est au moment de l'école maternelle "qu'on devrait détecter les difficultés des enfants et leur apporter une réponse précoce". "C'est sur cette école maternelle qu'il faudrait faire reposer l'investissement de la nation pour essayer de corriger l'inégalité la pire qui est l'inégalité culturelle", a-t-il conclu.
Une vidéo, publiée depuis deux semaines sur le site de partage de vidéo Dailymotion et mise en exergue mercredi par le site Rue89, montre une audition, le 3 juillet, du ministre de l'Education devant la commission des Finances du Sénat, sur la scolarisation des 2-3 ans, où il pose la question du recrutement des enseignants de maternelle.
21:39 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, maternelles
15.09.2008
François Bayrou: "La laïcité est positive en elle-même"
Laïc convaincu et chrétien engagé, François Bayrou commente pour le JDD la visite de Benoît XVI en France. Le président du Modem, qui s'est dit "peu enthousiaste" à l'idée que Nicolas Sarkozy reçoive le pape à l'Elysée, estime que "la laïcité, c'est le refus du mélange des genres". Quant à la "laïcité positive", il juge "qu'ajouter un adjectif, c'est vouloir changer le sens du mot"... (lire la suite)
JDD : Parler de sa foi n'est pas naturel pour un homme politique?
FB : Non, ce n'est pas naturel, puisque c'est intime. La foi, c'est ce qu'un être porte de plus intime. C'est comme l'amour. D'ailleurs, c'est de l'amour. Rien n'est plus dangereux que d'y mélanger la politique. Ou l'État. Ou le pouvoir. Faire sauter cette séparation, c'est dangereux pour l'État, et je vous le dis comme croyant, c'est aussi dangereux pour la religion.
JDD : Vous êtes à Lourdes aujourd'hui, pour la messe papale...
FB : Lourdes, pour nous, dans les Pyrénées, c'est comme une maison familière ! Je ne vois pas les commerces mais les pèlerins avec leur confiance. Je lis les petites plaques de marbre sur les murs de la basilique, qui remercient avec ferveur parce que de petits ou de grands miracles ont changé la vie de ceux qui sont venus là. Et Bernadette m'émeut! Cette petite fille qui garde ses moutons au pied de la montagne, qui découvre, sur le rocher, une femme en lumière. Et elle ne sait pas qui c'est. Le curé, évidemment, ne la croit pas, se moque d'elle, la met à la porte... Alors la jeune femme lumineuse parle - en gascon!-, et dit à la gamine son secret: "je suis l'immaculée conception"! Et la petite fille en courant vers le village, tout le long du chemin, se répète "que soy era immaculada conception", pour ne pas oublier ces mots compliqués, dont elle ne sait pas ce qu'ils veulent dire. Et depuis 150 ans, à la suite de cette petite fille, du monde entier, des millions de personnes marchent vers la jeune femme et vers le rocher...
JDD : Vous croyez à ce miracle?
FB : Bernanos l'a dit une fois pour toutes: c'est une question d'esprit d'enfance...
JDD : Votre foi vient de l'enfance?
FB : Il y a une part d'enfance et une part de maturation. Dans l'église de mon village, les femmes étaient silencieuses, mais les hommes ne cessaient de discuter entre eux pendant la cérémonie. Leur rumeur tapissait l'église, la voix du curé qui marmonnait surnageait à peine dans ce brouhaha... Une fois par semaine, par roulement, les garçons étaient requis, le matin, de servir la messe du vieux curé. Et c'était un grand silence dans le petit matin: il n'y avait personne dans l'église, en dehors de ce vieux prêtre et de cet enfant... En mûrissant, tout cela s'enracine, et alors on voit le monde, et l'homme, à cette lumière, différents, précieux. Ma femme, mes enfants, m'ont aidé à faire le chemin. Des écrivains m'ont accompagné, Bernanos. Claudel, Péguy, Clavel, Frossard. Depuis que j'ai seize ans, il ne s'est jamais passé une semaine sans que je lise Péguy...
JDD : Péguy? "C'est embêtant se dit Dieu, quand il n'y aura plus ces Français, il y a des choses que je fais, il n'y aura plus personne pour les comprendre"...
F B : Votre christianisme source votre patriotisme!
Je ne confonds pas mon pays avec ma religion! La foi s'enracine dans une tradition, mais elle s'épanouit en universel. Je suis d'autant plus à l'aise pour comprendre les musulmans que je suis croyant. Idem pour les juifs. Aujourd'hui, en ces temps matérialistes, tous les croyants ont en commun d'être des minoritaires! Mais ils peuvent être des minoritaires heureux: il y a quelque chose de ce bonheur dans l'ambiance du voyage du pape ou dans les JMJ...
JDD : Vous priez?
FB : Oui. J'aime les prières de toujours, le Notre père, le Je vous salue Marie... Elles ont été prononcées des milliards de fois, par des milliards de femmes et d'hommes, d'enfants dissipés et de vieillards aux portes de la mort. Et elles portent en elles tous ces pleurs et tous ces rires insouciants.
JDD : Vous communiez?
FB : Comme simple fidèle, oui. Mais pas quand j'assiste à une cérémonie religieuse en tant qu'homme public ; dans ce cas, je reste debout et silencieux. Car je représente aussi des incroyants. Quand je suis en fonction, je veux adopter dans une église la même attitude de retenue qui doit être la mienne dans une synagogue ou une mosquée...
JDD : Cela vous manque, de ne pas participer pleinement au rituel?
FB : Parfois, oui. Mais cette réserve est un symbole, au nom de l'intérêt général. La France s'est construite sur des symboles comme ceux-là. Depuis la République, et même depuis Henri IV et l'édit de Nantes...
JDD : Y a-t-il des moments où vos choix politiques contredisent votre foi?
FB : Il y a des débats de conscience. Débats sur la bioéthique, sur l'utilisation des embryons, sur l'origine de la vie... Mais quand je vote les lois, je ne les vote pas seulement au nom de mes préférences. Je dois aussi chercher le meilleur équilibre possible pour la société française. Autrement dit, tenir compte de ceux qui ne pensent pas comme moi.
JDD : Et inversement, y a-t-il des prises de positions, des projets qui découlent de votre foi?
FB : Toute une vision de l'homme, le refus du matérialisme, tout un humanisme, la solidarité, tout cela est dans le message. Mais dans ma fonction, je pense en citoyen, non pas en religieux.
JDD : Quand vous vouliez renforcer l'école privée, en 1994, lors du débat sur la loi Falloux, c'était un geste de catholique?
FB : C'était une maladresse politique. J'étais jeune, et hussard. Je ferraillais. C'était un engagement du programme de gouvernement. Et je l'appliquais. Je ne savais pas encore qu'on ne réforme pas sans négocier. La source de l'erreur était politique : la religion n'y était pour rien.
JDD : Les ultra-laïques auraient pu vous prendre pour cible...
FB : Je n'emploie pas le mot d'ultras. J'ai été élève puis professeur de l'école publique! Et j'ai construit ma vision du monde dans la laïcité. Et je la défends, aujourd'hui qu'elle est si souvent mise en cause, je la défends comme citoyen et tout autant comme croyant.
JDD : Mais tout jeune, vous êtes entré en politique chez les démocrates-chrétiens?
FB : On a oublié la trempe de ces gens-là. Ils ont été des premiers résistants! Dès 1938, au moment de Munich, quand toute la France acceptait l'accommodement avec Hitler, dans L'Aube, un petit journal d'un tout petit groupe, un jeune professeur d'histoire écrivait: "Quand il s'agit de dire non, le meilleur moment est toujours le premier!" Bidault a succédé à Jean Moulin à la présidence du Conseil national de la résistance. Il a mal fini, lors de l'Algérie française, mais ce jeune chef dans la clandestinité était l'honneur de la politique...
JDD : Les croyants se reconnaissent-ils en politique?
FB : J'ai souvent pensé que ce devrait être au moins une fraternité. C'en est loin...
JDD : Nicolas Sarkozy est-il croyant?
FB : Je ne le sais pas et n'ai pas à le savoir. Cela appartient à sa vie personnelle. C'est à son discours officiel que j'objecte. Mélanger la religion et la politique, ce n'est bon ni pour la République, ni pour la religion. La laïcité, c'est le refus du mélange des genres. L'ordre de l'État, l'ordre du spirituel : cette séparation est fondamentale.
JDD : Le président parle d'une "laïcité positive", respectueuse des religions.
FB : Ajouter un adjectif, c'est vouloir changer le sens du mot. Pour moi, la laïcité est positive en elle-même, puisqu'elle est une émancipation.
JDD : Avez-vous déjà été fier d'être chrétien, pour des raisons politiques?
FB : Oui, au temps de Solidarnosc. La Pologne. Jean-Paul II. Walesa. Evidemment, j'ai ressenti quelque chose. Que ce soit un Pape qui porte un message universel de libération, cela a compté.
JDD : Jean-Paul II parlait au monde, Benoit XVI parle aux croyants...
FB : Je n'ai pas à connaître et à discuter de la stratégie du pape ou de l'Église. Dans l'Eglise, je réclame le droit de ne pas proclamer d'opinion. Dans l'église, si je peux, ma place est au dernier rang, au dernier banc de la chapelle, et si possible dans l'ombre. Je refuse d'aller au-delà.
Propos recueillis par Claude ASKOLOVITCH et Olivier JAY (Le Journal du Dimanche)
21:04 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : laïcité, bayrou
10.09.2008
François Bayrou affirme que Nicolas Sarkozy était "directement intéressé" dans l'arbitrage en faveur de Tapie et demande une commission d'enquête
François Bayrou a affirmé mercredi que Nicolas Sarkozy avait été "directement intéressé" dans l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie dans son litige avec le Crédit Lyonnais, notant que "dans la République aujourd'hui, on ne bouge pas un trombone sans qu'il y ait l'avis de l'Elysée". Il a ensuite demandé la réunion d'une commission d'enquête parlementaire sur l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie dans son litige avec le Crédit Lyonnais....
"Dans la République aujourd'hui, on ne bouge pas un trombone sans qu'il y ait l'avis de l'Elysée, alors vous imaginez pour 400 millions d'euros", a lancé François Bayrou sur LCI en référence aux indemnités versées dans cette affaire. "Et d'ailleurs, de très nombreux indices prouvent que l'Elysée a été directement intéressé. Bernard Tapie a été reçu à l'Elysée plus de dix fois dans les semaines précédant cette décision" d'arbitrage, a fait valoir François Bayrou, se référant à des informations parues dans l'hebdomadaire Le Point.
"Il y a un faisceau de présomptions tel que personne ne peut le mettre en doute" et "je ne connais d'ailleurs personne qui connaisse vaguement comment ça marche qui doute de cette implication", a-t-il insisté. Il a souhaité que l'audition de M. Tapie et de l'ex-président du Crédit Lyonnais Jean Peyrelevade ce mercredi par la commission des Finances de l'Assemblée nationale fasse "apparaître qu'"il n'y avait aucune base légale à l'attribution de cette indemnisation".
"Il y a une seule attitude qui est juste, c'est une commission d'enquête parlementaire" qui "oblige les personnes à déposer sous serment", a déclaré François Bayrou à la presse en marge des auditions menées par la commission des Finances de l'Assemblée nationale sur l'affaire Tapie, auxquelles il a pris part.
Rappelant qu'une commission d'enquête ne peut être décidée que durant la session ordinaire du Parlement, qui débute le 2 octobre, François Bayrou a jugé qu'"en attendant, il faudra entendre le ministre de l'Economie pour savoir comment l'Etat a pris la décision de ne pas faire appel d'une sentence arbitrale qui prive l'Etat de 400 millions d'euros au moment où il n'y a plus un centime dans les tiroirs".
Un tribunal arbitral a condamné en juillet le CDR (Consortium de réalisation), chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais, à verser une indemnité record de 285 millions d'euros (près de 400 M avec les intérêts) aux liquidateurs du Groupe Bernard Tapie dans le dossier Adidas. La commission des Finances, chargée de faire la lumière sur cet arbitrage, devait entendre dans l'après-midi l'ancien homme d'affaires.
21:31 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tapie, bayrou
Fichier Edvige : le MoDem pour le retrait du décret
François Bayrou a estimé mercredi que "l'issue normale" concernant le décret créant le fichier de renseignement policier Edvige était son "retrait". "Je pense qu'au bout du compte l'issue normale c'est le retrait de ce décret pour en écrire éventuellement un autre", a-t-il déclaré sur LCI. Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, a elle aussi estimé sur RFI que "s'il n'y a plus le fichage des personnalités" le décret "de lui-même tombera" car il "sera vidé de son sens"....
"Je ne vois pas pourquoi il y avait besoin de ce décret-là et surtout de mélanger les élus, les responsables syndicaux ou religieux" à la prévention de la délinquance, a expliqué François Bayrou. "Il n'y a aucune justification à traiter ces personnalités comme des délinquants potentiels", a-t-il insisté, se disant "disponible" pour discuter avec la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie. François Bayrou a souhaité l'élaboration "d'une loi". C'est "une obligation" car "il ne peut y avoir, selon la déclaration des droits de l'Homme et selon la Constitution, d'entorse à cette liberté publique que s'il y a une loi", a-t-il expliqué.
Le président Nicolas Sarkozy a tenté mardi de calmer la polémique sur le fichier Edvige en demandant à la ministre de l'Intérieur "d'ouvrir rapidement une concertation". Mme Alliot-Marie a proposé "une loi" garantissant les libertés publiques.
21:29 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : edvige, retrait, modem
09.09.2008
Quand le maire se félicite d’avoir menti …
" Oui, je vous ai volontairement caché que ce serait une mosquée. Je voulais montrer la normalité d’un tel projet. Et aujourd’hui, tout prouve que j’avais raison de le faire. Contrairement à tous ces maires qui annoncent dans les médias qu’ils veulent une mosquée, moi, je l’ai."
Le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, a enfin tombé le masque jeudi soir. La nouvelle salle polyvalente du quartier de l’Avenir, derrière l’hypermarché Carrefour, a toujours été dans son esprit construite pour accueillir le lieu de prière de la communauté musulmane.
" Je n’ai pas voulu l’annoncer à la population car cela aurait forcément créé des tensions, avoue-t-il. De cette façon, son ouverture il y a sept mois n’a fait peur à personne. Et aujourd’hui, tout montre que c’est une réussite."
L'explication de Jean-Christophe Lagarde pose problème car de trois choses l'une :
- soit il considère que les drancéens sont racistes ou sectaires et ne peuvent accepter un lieu de culte pour les musulmans ce qui est une drôle de manière de considérer la population de sa commune pour un maire.
- soit le pré-financement intégral par la commune de cette édifice religieux, volontairement déguisé par Monsieur Lagarde en équipement culturel, (avec des loyers qui ne couvriraient pas, et de loin, les intérêts d'un prêt, si celui-ci avait été fait auprès d'un établissement financier) faisait craindre à Monsieur le Maire un problème de légalité au regard de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
- soit enfin, au vu du contexte électoral (un mois avant les élections municipales), Monsieur le maire voulait bénéficier du vote musulman sans se priver de son électorat le plus à droite.
Dans tous les cas, même pour d'éventuelles bonne raisons, il s'agit d'une déformation volontaire de la vérité.
Souhaitons que M. Lagarde ne soit pas coutumier de ce genre de pieux mensonges ...
(informations tirées de l'édition départementale du Parisien du 06/09/08)
16:53 Publié dans Actualité locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





