30/12/2008
Voeux de François Bayrou pour l'année 2009
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01/11/2008
François Bayrou à Hérouville Saint-Clair le 29 et 30 Octobre
Retrouvez le déplacement à Hérouville Saint-Clair de François Bayrou. Visite de la Mairie, de quartiers en rénovation urbaine, table ronde avec les associations de quartiers, son passage à Citizen TV télévision locale, sa présence à un apéritif avec des militants ainsi que la visite le jeudi matin de l'usine pharmaceutique Schering-Plough.
21:24 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, hérouville
28/10/2008
Crise financière: François Bayrou renvoie dos à dos capitalisme et socialisme
François Bayrou a renvoyé dos à dos socialisme et capitalisme dont il a dénoncé la crise et l'échec, dimanche lors de la première Conférence nationale, consacrée à la crise financière. "Je ne crois pas plus à la refondation du capitalisme que je ne crois à la refondation du socialisme." Comparant l'actuelle crise financière, d'ampleur séculaire, à celle qui en 1989 a emporté le socialisme soviétique, François Bayrou a conclu à la crise et l'échec de l'idée fondamentale qui animait chacun des deux systèmes. "On se contente de nous annoncer, à grand son de trompe, qu'on va refonder le capitalisme" a-t-il ironisé.
"Croire qu'on peut dicter à des mécanismes en oeuvre depuis le début des temps, de se plier à la volonté politique publicitaire, il n'y a pas beaucoup de chances que ça marche!"
Il s'est amusé des déclarations du président vénézuélien Hugo Chavez, qui a estimé vendredi que le "camarade" Sarkozy était en train de se rapprocher
du socialisme. "Ca doit faire bien rigoler du côté du Fouquet's!, a-t-il lancé, cette tentative de redorer le blason du capitalisme comme modèle de société, est à peu près le contraire exact de ce que nous pensons. Nous, ce que nous mettons en premier, ce n'est pas l'argent, c'est l'être humain."
A ce titre, il a réaffirmé son opposition à une généralisation du travail dominical. Pour lui, il est fondamental qu'il y ait un jour de la semaine pour la plupart des Français, où l'on puisse montrer aux enfants qu'il y a autre chose dans le vie que consommer, qu'acheter. "Il faut un jour pour le verbe être, et pas pour le verbe avoir."
Il s'est également élevé contre le projet de privatisation de La Poste, et contre le projet de réforme des lycées qui, selon lui, fait sortir le lycée de la culture de la durée, pour le faire entrer dans la culture du zapping. Un projet "humaniste" sera au coeur de la campagne des européennes, a-t-il dit lors de cette Conférence.
21:46 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, capitalisme, socialisme
25/10/2008
François Bayrou à Lille et Roubaix les 22 et 23 octobre
François Bayrou a effectué mercredi et jeudi un déplacement autour de Roubaix et Lille, axé sur le pouvoir d'achat et les conséquences de la crise financière pour les Français.
Mercredi, il s'est prononcé pour un "contrat de travail sécurisé", qui aiderait les salariés victimes de plans sociaux comme ceux de La Redoute qui a annoncé mardi 672 suppressions d'emplois.
Devant des militants à Saint-André-Lez-Lille, il a ensuite qualifié de "réforme de régression" la volonté du gouvernement d'assouplir la législation sur l'ouverture des magasins le dimanche...
Pour un "contrat de travail sécurisé"

François Bayrou s'est prononcé mercredi à Roubaix pour un "contrat de travail sécurisé", qui aiderait les salariés victimes de plans sociaux, comme ceux de La Redoute qui a annoncé mardi 672 suppressions d'emplois. Avec cette annonce du spécialiste de la vente à distance, basé à Roubaix, "on voit que la crise qui était financière et lointaine, devient économique et proche", a-t-il déclaré devant la presse, à l'issue d'une rencontre avec les élus MoDem de la ville.
"La puissance publique ne peut se laver les mains de ce qui se passe", a-t-il ajouté. "On a trouvé des milliards pour les banques, on a l'obligation d'apporter des réponses concrètes aux gens qui sont frappés".
Pour permettre aux salariés menacés d'"avoir le temps de se retourner", il a ainsi plaidé pour "un contrat de travail sécurisé", afin que "le contrat de travail puisse être prolongé au-delà du plan social". Après leur date de licenciement, les employés conserveraient leur salaire pendant une "période de sécurité" de "six mois, un an ou 18 mois", modulable en fonction de leur ancienneté, ce qui leur permettrait d'effectuer "une formation et une recherche d'emploi guidée", sans se sentir "en situation d'abandon", a-t-il expliqué.
"Vous avez fait pour les banques, vous devez faire pour les gens!", a lancé François Bayrou à l'attention du gouvernement.
L'ouverture des magasins le dimanche, une "réforme de régression"
A Saint-André-lez-Lille, François Bayrou a qualifié de "réforme de régression" la volonté du gouvernement d'assouplir la législation sur l'ouverture des magasins le dimanche, devant des militants du Mouvement Démocrate.
"L'UMP présente ça comme une réforme de progrès, pour moi c'est une réforme de régression", a-t-il lancé lors d'une "kermesse flamande" en présence d'environ 300 militants MoDem du Nord et du Pas-de-Calais. "S'il n'y a que l'argent qui compte, alors le travail le dimanche s'impose", a jugé François Bayrou. Mais "si vous considérez qu'il y a d'autres valeurs que l'argent, qu'il faut un moment de la semaine qui ne soit pas dominé par la consommation, alors vous voyez le travail le dimanche d'une toute autre manière", a-t-il ajouté.
21:45 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, lille, pouvoir d'achat, dimanche
24/10/2008
Qu'est-ce que c'est qu'une société où on considère que les banques sont plus précieuses que les gens ?
François Bayrou pense avoir traversé la période la plus "aride" après la présidentielle. Un an et demi a passé, et le voilà reparti en campagne. Le président du Mouvement démocrate (MoDem) applique les mêmes recettes : en déplacement "sur le terrain", rencontres avec des élus, des représentants d'associations, des salariés, sans oublier la presse régionale. Il effectuait une première étape dans l'agglomération lilloise, les 22 et 23 octobre.
L'ancien candidat à l'élection présidentielle ne pâtit pas de son isolement sur le champ politique. Sa popularité restée intacte est surprenante. Les passants le saluent, l'encouragent. Les chauffeurs s'arrêtent, le hèlent. Lui traverse la rue pour engager la conversation. "Les gens sont encore plus ouverts quand ils savent que vous n'êtes pas là pour leur "vendre" quelque chose", explique-t-il.
Ce déplacement était aussi pour M. Bayrou l'occasion de tirer quelques premiers enseignements de la crise. S'il donne acte à Nicolas Sarkozy d'avoir été "assez juste" dans la conduite de la présidence européenne, il n'en demeure pas moins "en opposition sur le fond".
"Sarkozy a dit tout et son contraire, chaque fois avec la même sincérité, note-t-il. Son modèle, c'est le capitalisme et la mondialisation. Ce modèle est aujourd'hui gravement lézardé. Je ne crois pas à la distinction entre un capitalisme financier et un capitalisme vertueux. Ce qui caractérise ce système, c'est la croissance des inégalités. Moi, mon modèle, c'est l'humanisme et la justice."
Pour le président du MoDem, "nous sommes entrés dans un cycle où la crise financière entraîne crise économique, crise sociale et crise politique". "Je veux être aux côtés de ceux qui souffrent de la crise, ajoute-t-il. Deux questions sont dans la tête de tous les gens. Tous ces milliards, d'où ils sortent, qui va payer ? Alors que pour les banques il n'y a pas de limites, pour nous il n'y a rien, de plus en plus rien. On ne peut plus se contenter de dire "nada" aux demandes profondes de la société. La crise provoque une obligation nouvelle de la part des pouvoirs publics. Qu'est-ce que c'est qu'une société où on considère que les banques sont plus précieuses que les gens ?"
Pendant plusieurs heures, jeudi matin, François Bayrou a arpenté un hypermarché de la banlieue lilloise. Il a longuement échangé avec les salariés et réaffirmé à cette occasion son opposition "totale" à la généralisation du travail du dimanche. "Personne ne peut imaginer un instant que ça restera volontaire, s'insurge-t-il. Le gouvernement publie des sondages pour faire croire que les Français sont d'accord. Je ne suis pas d'accord et je me battrai contre, parce que c'est mon devoir de me battre pour la défense des plus faibles et je pense qu'une femme seule avec deux enfants fait partie des plus faibles."
"S'il vous plaît, évitez ça, lui ont demandé plusieurs interlocutrices. Battez-vous. On compte sur vous." De quoi lui donner du baume au coeur.
Patrick Roger (Le Monde)
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