23.09.2007

Les socialistes se disputent aussi en Seine-Saint-Denis

Les socialistes n'ont visiblement rien appris suite à leurs deux défaites présidentielles consécutives !

"Six mois avant les élections cantonales de 2008, les socialistes se disputent déjà la présidence du conseil général de Seine-Saint-Denis... dont ils n'ont pourtant pas encore réalisé la conquête. Dirigé par le Parti communiste, qui compte quinze élus, à égalité avec le PS, le département pourrait basculer à la faveur du prochain scrutin. Une victoire promise qui suscite un trop-plein de candidatures.

Outre Pascal Popelin, fabiusien et conseiller général de Livry-Gargan, et Gilbert Roger, élu de Bondy et soutien de Ségolène Royal, se sont manifestés deux députés. Il s'agit de Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius, et Bruno Le Roux, secrétaire national du PS aux élections, proche de François Hollande.

Tous deux anciens membres du conseil général, ils doivent, pour espérer conquérir la présidence du département, ravir au préalable des cantons détenus par le PCF ou par les Verts. Ce qui, estiment certains responsables fédéraux, va singulièrement compliquer les négociations entre le PS et ses alliés, en particulier le PCF, qui, bien qu'en déclin, a assez bien résisté lors des dernières législatives. Le 19 septembre, dénonçant "le spectacle donné par les instances nationales du Parti socialiste", M. Popelin a démissionné de son poste de premier secrétaire de la fédération, mais confirmé sa candidature à la tête de l'assemblée départementale.

"Il s'agit d'un conflit de personnes, pas d'une crise politique", estime M. Bartolone, qui affirme avoir été sollicité par des élus fabiusiens mais aussi strauss-kahniens. Il indique n'avoir l'intention de se présenter devant les électeurs - à Pantin ou à Bagnolet - que s'il est assuré du soutien du groupe socialiste pour accéder à la présidence. Quant à M. Le Roux, il n'a pas l'intention d'aller à l'épreuve de force avec les fabiusiens. "Si Claude Bartolone souhaite y aller, je ne réfléchirai même pas à ma propre candidature", prévient-il. Dans cette éventualité, il renoncerait à effectuer son retour au conseil général."


Jean-Michel Normand
Article paru dans l'édition du Monde du 23.09.07.

Pendant ce temps-là le MoDem cherche à inventer une autre manière de faire de la politique où la recherche des solutions pour régler les problèmes de la France et des Français priment sur les conflits d'ambitions.