17.12.2008
Portrait d'un homme de pouvoir
En tant qu'élus de l'opposition, nous avons tout loisir d'observer, longuement, notre bien aimé Maire lorsqu'il répond aux questions que nous lui posons, aux remarques que nous lui faisons ou encore pire (fous que nous sommes) aux critiques que nous lui adressons (c'est en général dans ce cas que ses réponses sont les plus longues).
Et ce spectacle d'un homme de pouvoir, doué, dans ces oeuvres, est très instructif en même temps qu'il laisse perplexe sur la psychologie complexe et si hors norme de ces "malades qui nous gouvernent", pour reprendre le titre d'un livre paru il y a quelques années.
On décèle chez lui, comme tout homme de pouvoir, un penchant certain à la mégalomanie qui le pousse à glisser dans la plupart de ses réponses un soupçon de mépris qui les transforme en leçon d'un maître à un mauvais élève. On sent aussi chez lui la recherche du K.O. face à l'adversaire qui a osé se confronter à lui. Sa frénésie de marquer son passage dans le paysage drancéen pourrait en être, aussi, un symptôme supplémentaire.
Bien entendu, une certaine forme de paranoïa n'est pas absente du personnage qui le pousse à être méfiant, à vivre toutes critiques comme une agression insupportable et l'empêche de concevoir l'idée même d'autocritique.
Mais ce qui est le plus évident, c'est un net égocentrisme (assez commun chez les hommes de pouvoir) qui le pousse à tout interpréter de son propre point de vue et selon son propre intérêt. Cela le rend totalement inapte à l'empathie. Se mettre à la place d'autrui, voir les choses du point de vue de l'autre est pour lui impossible ... sauf si son intérêt en dépend, bien sûr. Pas d'échange d'idées possible. Toute conversation est une partie d'échec. Tout discours est forcément tactique. Toute idée est une arme.
Ne cherchez pas à entrer en contact avec l'homme derrière l'homme public. Vous êtes un adversaire, au mieux un concurrent, jamais un être humain cherchant simplement à dialoguer sans langue de bois. Même dans une conversation privée, cela ne l'intéresse pas. Peut-être même ne s'en rend il pas compte. De ce point de vue là, il y a chez lui un soupçon d'autisme : il refuse le contact, il n'entend pas ce que vous cherchez à lui dire, il est enfermé dans son monde.
Le contenu de ses réponses est instructif : la plupart du temps, il ne répond pas à votre question mais à ce qu'il vous fait dire en interprétant et en caricaturant votre propos. Il répond plus aux intentions cachées qu'il vous prête qu'à votre question. Ainsi, l'essentiel du message est mis de côté et il va reprendre un aspect anecdotique de votre question ou un mot sorti de son contexte auxquels il va répondre longuement ... tout en vous reprochant de lui faire perdre son temps, forcément précieux.
Et après, il s'étonne qu'on ne lui fasse pas confiance pour lire une prise de position en votre absence ...
Autant confier la garde de ses moutons au loup !
12:22 Publié dans Actualité locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lagarde, paranoïa, mégalomanie, autisme, égocentrisme





