19.09.2008

Un «carrefour du centre» très dépeuplé ...

Hervé Morin a fait sienne la maxime de Jean-Pierre Raffarin. «La route est droite mais la pente est raide», avait déclaré l’ancien Premier ministre. La formule s’applique comme un gant à la réunification de la famille centriste. Hier, Hervé Morin, ministre de la Défense, a pu en goûter tout le sel. «Nous sommes en train de faire notre chemin. Le recomposition, la refondation se fera en temps voulu», a dit le ministre de la Défense, en marge de l’ouverture des travaux du premier «carrefour du centre» consacré à l’Europe, à Epaignes, sa commune normande.

«Eclatée». Une tentative pour «faire débattre, réfléchir ensemble des hommes et des femmes qui ont eu des chemins politiques différents depuis dix ans. Cette famille de pensée est aujourd’hui éclatée». Un carrefour où aucune des chapelles de la famille centriste n’a cherché à se croiser. De crainte d’emprunter des routes qui ne mènent nulle part. Les deux invités vedettes, Valéry Giscard d’Estaing et Jean-Pierre Raffarin, plus préoccupé par l’élection à la présidence du Sénat, se sont décommandés au dernier moment. «Raffarin a eu peur de s’afficher comme trop centriste alors qu’ils cherchent les voix de l’UMP pour le Sénat», confie un des rares parlementaires du Nouveau Centre présents dans la salle des fêtes d’Epaignes. Le ministre aux anciens combattants et leader de la Gauche moderne, Jean-Marie Bockel, tout comme Serge Lepeltier, vice-président et porte-parole du Parti radical, se sont fait excuser. Les centristes de l’UMP se sont aussi défilés. A commencer par Pierre Méhaignerie, avec qui les députés du groupe NC, ont voté l’amendement du plafonnement des niches fiscales pour financer le RSA.

Plus ennuyeux encore : les députés NC, eux-mêmes, ont prétexté des débats sur le RSA pour ne pas quitter Paris. Jean-Christophe Lagarde, député maire de Drancy et vice-président du NC n’a ainsi «pas voulu participer à une réunion trop marquée par le courant giscardien», explique un de ses proches.

«Convaincre». «Le problème de tous les courants centristes qui sont à l’UMP, c’est qu’ils s’y sentent bien au chaud. Parfois ils lancent des passerelles pour tenter de s’y imposer. Mais cela ne va pas plus loin», se désole le sénateur parisien centriste Yves Pozzo di Borgo. Gérard Longuet, pourtant présent à la première table ronde consacrée à l’Europe et à la mondialisation, confiait que «refaire l’UDF n’est pas ma préoccupation du tout. Je préfère l’UMP. Je peux encore y convaincre des gens». Pour Hervé Morin, le chemin de rassemblement de la famille centriste risque de se transformer en sentier de grande randonnée.

(Libération.fr)

21.05.2008

"Si vous n'avez pas de convictions, vous êtes mort"

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Voilà ce qu'affirmait Hervé Morin, Président du Nouveau Centre en 2007 lors d'une réunion de soutien à François Bayrou et beaucoup d'autres choses très instructives ...